La fin de Netanyahou? La police israélienne le suspecte de corruption 

Le Premier ministre israélien Benjamin 'Bibi' Netanyahu est dans une situation difficile. Il aurait accepté des pots de vin dans deux cas différents et aurait agi contre le bien commun. Ces accusations viennent de la police israélienne.

Dans le premier cas (cas 1000), le Premier ministre aurait accepté des cadeaux coûteux de la part de riches bienfaiteurs en échange de la promotion de la loi dite Milchan, qui offre aux riches Israéliens des avantages fiscaux lorsqu'ils rentrent chez eux après un long séjour à l'étranger. Selon la police, ces cadeaux seraient du champagne, des cigares, des bijoux et des vêtements pour une valeur totale d'environ 225.000 euros.

Cas 2000

Dans la seconde situation (cas 2000), il aurait conclu un accord avec le rédacteur Arnon Mozes du journal Yedioth Ahronoth. En échange d'un reportage positif, le Premier ministre désavantagerait le journal libre concurrentiel Israël Hayom. Par exemple, selon la police, Netanyahu aurait invité plusieurs hommes politiques à son domicile un week-end pour discuter d'une législation qui favoriserait Mozes.

© Screenshot Facebook

Selon la police, il existe maintenant des preuves suffisantes et solides dans les deux cas pour poursuivre le Premier ministre.

Le Premier ministre s'est adressé aux Israéliens via Facebook à 20h45, heure locale. Dans un discours de plus de 10 minutes, Netanyahou a déclaré "avoir travaillé toute sa vie pour Israël et rester Premier ministre". "Rien ne sera trouvé, car il n'y a rien", a déclaré le Premier ministre. Il a accusé de diffamation le chef de la police qui dirige l'enquête. Le premier ministre pourrait déjà être accusé d'accusations la semaine prochaine.

© EPA

Personne n'est au-dessus de la loi en Israël

Israël joue un rôle de pionnier dans la persécution des politiciens qui abusent de leur pouvoir pour prendre un avantage personnel. Par exemple, l'ancien président Moshe Katsav (à droite sur la photo ci-dessus, à côté d'Ehud Olmert) a été en prison pendant 5 ans après avoir été reconnu coupable de viol. Quatre femmes qui travaillaient pour Katsav avaient déclaré avoir été violées ou agressées par lui. Ces agressions avaient eu lieu lorsque Katsav était ministre du Tourisme (1996-1999) et plus tard lorsqu'il était président (2000-2007). À la suite de ces allégations, il avait fini par démissionner en 2007. En mars 2011, il a été condamné à sept ans de prison. Cette sanction a été irrévocablement confirmée en novembre de la même année. Il a été libéré à la fin de l'année 2016.

Même l'ancien Premier ministre Ehud Olmert a tenté une fois de se cacher derrière son immunité parlementaire. Il n'a pas réussi, après quoi il a été condamné à 27 mois de prison pour fraude et corruption. Sur ces 27 mois, il en a passé 16 en prison. Pour les leaders d'opinion juifs, c'est surtout la preuve que la démocratie israélienne fonctionne parfaitement et que personne n'est au-dessus des lois.

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