Facebook, un truc de vieux? De plus en plus de jeunes mettent les voiles

Et si Mark Zuckerberg devait commencer à paniquer? Une étude montre qu'en Angleterre de plus en plus de jeunes décident quitter Facebook. Au profit de Snapchat notamment, et d'Instagram surtout. Les 55 ans deviendront la deuxième plus grande catégorie d'utilisateurs l'année prochaine. Facebook fait sa crise d'adolescence.

Le grand remplacement a déjà commencé. Maman, papa, tonton et même mamy, tous sont maintenant sur Facebook. Sans que tu ne t'en rendes forcément compte, tu es plus avare en partage d'informations. Les tags de potes sur de vieilles photos de soirée, c'est déjà terminé depuis longtemps. Chacun fait maintenant attention à ce qu'il partage. Quand tu mets un truc sur Facebook, tout le monde le voit. Même tes anciens profs ou ton boss.

Ce grand remplacement se voit aussi dans les chiffres. Selon une étude d'eMarketer rapporté par le Guardian, seuls 2,2 millions des 12-17 ans et 4,5 millions des 18-24 ans utiliseront Facebook en 2018 en Grande-Bretagne. C'est 700.000 de moins par rapport à 2017.

Une crise d'ado

Les 55 ans et plus deviendront ainsi la deuxième catégorie d'âge par ordre d'importance sur le réseau social. "Facebook a un problème d'adolescence", explique Bill Fisher, analyste à eMarketer. Cette fuite des plus jeunes "n'est pas juste une théorie".

Mais où vont-ils? Sur Instagram principalement pour les plus âgés d'entre eux. Et sur Snapchat pour les plus jeunes. Sur les trois dernières années, Snapchat a presque doublé son nombre d'utilisateurs. Qui a dit que Snapchat était en pleine crise?

A contrario, les 55 ans et plus croîtront de 500.000 nouveaux utilisateurs en 2018 selon les prédictions de l'étude d'eMarketer. Ils seront ainsi 6,4 millions entre 55 ans et 65 ans, soit la deuxième plus grosse catégorie derrière les 16-34 ans, toujours dominateur.

Baby boomers

Mais pour combien de temps encore? La démographie faisant son effet, les baby boomers atteignent tout doucement l'âge de la retraite. Autant d'utilisateurs potentiels qui voudront prendre des nouvelles de leurs petits enfants. S'ils sont encore présents à tout le moins.

Mais Facebook n'est pas mort non plus, malgré "une année difficile" a reconnu Mark Zuckerberg. Le créateur du réseau social a d'ailleurs décidé de modifier (quelque peu) sa politique et donc son algorithme, "pour que le temps passé sur Facebook soit bien dépensé". Il veut remettre la priorité sur les interactions entre personnes et limiter le contenu des marques et des sites viraux dans ta timeline.

Facebook reste le premier réseau social en Grande-Bretagne avec 32,6 millions d'utilisateurs réguliers. Instagram suit avec 15,7 millions d'euros et passera à 18,4 millions cette année. Snapchat devrait lui croître de 14,8 à 16,2 millions d'utilisateurs. Enfin Twitter, sans doute le plus souffrant des réseaux sociaux, stagne avec 12,4 millions d'utilisateurs en 2017 contre 12,6 en 2018.

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