Trump défend les deux employés de la Maison-Blanche accusés de violences conjugales mais ne dit même pas un mot pour les victimes

Une grosse polémique éclabousse encore l'entourage du président américain. Deux employés de la Maison-Blanche ont été accusés de violence conjugale et ont démissionné non sans avoir nié les accusations. Loin de les condamner, Donald Trump parle de fausses accusations qui détruisent des vies.

"Des gens voient leur vie détruite et brisée par des accusations. Certaines sont vraies et d'autres sont fausses. Certaines sont vieilles et d'autres sont nouvelles. Il n'y a pas de retour possible pour quelqu'un accusé à tord - sa vie et sa carrière sont finies. Il n’y a donc plus de procédures équitables? Voilà ce qu'a tweeté le président américain suite à la démission de deux de ses employés accusés de violence conjugale. Il semble avoir choisi son camps et les fausses accusations dont il parle sont lourdes de sous-entendus.

Les deux employés concernés sont Rob Porter, secrétaire du personnel de la Maison-Blanche, et David Sorensen, chargé de la rédaction des discours.

Brûlée avec une cigarette

Porter est accusé par deux ex-femmes de violence physique et d'agression psychologique. Jennie Willoughby a témoigné sur CNN avoir vécu une "terreur permanente". Et sa première femme, Colbie Holderness, a envoyé des photos d'elle sur lesquelles on la voit avec un oeil au beurre noir. Le coup aurait été porté par son mari lors d'un voyage à Florence en Italie.

La femme de Sorensen l'accuse également de violence physique. Elle explique le Washington Post qu'il l'a brûlée avec une cigarette et l'a cognée contre un mur.

Dès vendredi, Trump avait pris la défense de Rob Porter et avait souligné le "moment difficile" que vivait l'ancien secrétaire du personnel de la Maison Blanche. Par contre, pas un mot pour les victimes...

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