Après ses mois d'errance, Puigdemont s'est finalement trouvé un pied-à-terre... à Waterloo

Ne pouvant déposer un pied son propre pays sans être arrêté, le leader des séparatistes catalans Carles Puigdemont a préféré ne pas rentrer en Espagne et louer une villa à Waterloo.

Carles Puigdemont pourra-t-il occuper le poste de président de la région catalane, poste qui lui revient si l'on prend en compte les résultats du dernier scrutin? L'interrogation demeure puisque le premier ministre espagnol Mariano Rajoy semble totalement opposé à son retour. Ce dernier a même menacé de garder la Catalogne sous tutelle si Puigdemont rentrait au pays après ses trois mois d'exil.

Puigdemont est tant malvenu en Espagne qu'il a préféré se poser en Belgique. Le Catalan qui ne peut pas rentrer chez lui même "dans le coffre d'une voiture" loue actuellement une villa à Waterloo, révèle L'Écho ce jeudi. Le journal économique précise que la villa fait +-550m², qu'elle comprend 6 chambres, 3 salles de bain avec sauna, une cuisine super équipée, un garage pour 4 voitures et une terrasse de 100m² donnant sur un jardin de 10 ares. Le tout pour un loyer mensuel de 4.400 euros.

Gouvernement en exil?

Le bail aurait été signé mercredi. Le signataire ne serait pas Puigdemont lui-même mais son ami proche Joseph María Matamala Alsina aka "Jami" aka l’ex-futur président de la Generalitat catalane, l'organisation qui chapeaute les organes de pouvoir catalan.

L'ex et peut-être futur président de la Catalogne compte-t-il faire de cette maison son nouveau centre névralgique? Va-t-il y installer des bureaux pour diriger la Catalogne à 1.200 kilomètres de Barcelone? Cela semble un peu complexe comme opération et Madrid n'acceptera sans doute jamais. Néanmoins, L'Echo rapporte qu'une autre maison pourrait être louée dans les alentours pour y héberger "sa garde rapprochée et quatre ministres de son ancien-nouveau gouvernement".

En pratique, il semble donc peu probable que Puigdemont puisse diriger un gouvernement depuis Waterloo, sachant que la moitié de ses ministres sont restés en Espagne et que Madrid ne semble pas très encline à communiquer avec lui, même par Skype. À moins d'avoir recours à un hologramme, on voit mal comment Puigdemont pourra diriger la Catalogne.

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