Fini de perdre des heures dans les transports: le concept des "bureaux-bus", où tu es payé à travailler, va être élargi

Et si tu pouvais être payé dès que tu montes dans le bus sur le chemin vers ton lieu de travail? Le concept des "bureaux-bus" commence à séduire de plus en plus de monde et sera d'ailleurs élargi à la rentrée prochaine. Pour toi aussi, ce sera peut-être bientôt possible de mieux rentabiliser les heures où tu n'es pas à la maison. 

Si tu as l'habitude de perdre de longues heures dans les transports en commun ou en voiture chaque matin en partant au boulot et chaque soir en rentrant à la maison, voilà une nouvelle qui devrait te réjouir.

Le concept du "bureau-bus", comme on l'appelle, n'est pas tout neuf, mais reste encore trop peu exploité. Mis en place en 2016 par l'Association professionnelle des Exploitants d'Autobus et d'Autocars de Flandre (BAAV), il y a actuellement deux véhicules en activité en Belgique qui transportent les cadres de deux entreprises: EY (anciennement Ernst&Young) de Heverlee à Liège, ainsi que Colruyt de Gentbrugge à Hal. En tout, 60 travailleurs les empruntent quotidiennement pour aller et revenir du travail. Mais très bientôt, ces projets-pilots vont être élargis, annonce ce jeudi la Dernière Heure.

Neuf nouvelles lignes en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie

En plus de ces deux lignes affrétées seulement par deux entreprises, neuf nouvelles correspondances seront ouvertes dès la rentrée en septembre 2018, depuis la Flandre, Bruxelles et Liège notamment. Cette fois, n'importe quel travailleur de n'importe quelle entreprise pourra y prendra place, tant que l'employeur est d'accord de prendre en charge les frais. Comme les bus déjà en activité, les véhicules seront dotés d'une capacité d'environ 30 personnes et seront équipés de sièges confortables (cela va de soi), de tablettes suffisamment larges pour poser ton ordinateur, d'une bonne connexion Wi-Fi et même d'une machine à café. Tout y sera pour commencer ta journée dans les meilleures conditions.

Naturellement, tes heures de travail commencent à être décomptées et tu es payé dès le premier pied posé à bord du bus. Pour l'employeur, à qui il revient de prendre en charge tous les frais, ce système représente un coût non négligeable: 500 euros par jour chez Colruyt, précise la DH. Mais tout le monde y trouve son compte. "On améliore la qualité de vie de nos employés et la solution est écologique. Le projet, qui dure en tout cas jusqu'en 2019, est positif", explique un membre de la chaîne de supermarchés au quotidien. Les employés, eux, se battent pour réserver un siège, tant le concept plaît. Et c'est clair que le fait de partir plus tard le matin et rentrer plus tôt le soir t'offre plus de temps à exploiter pour d'autres activités et loisirs.

Plus séduisant que la formule des "Wikibus"

À côté de ces "bureaux-bus", il existe aussi déjà des "Wikibus", qui ont été mis en place par l'entreprise Sales-Lentz Group en septembre dernier pour relier Charleroi-Louvain-la-Neuve et Liège-Louvain-la-Neuve. D'ici les deux prochains mois, huit nouvelles lignes viendront s'ajouter, essentiellement vers Bruxelles. Mais le concept est moins alléchant pour le travailleur, et les avantages sont bien plus nombreux pour l'employeur. Le but étant surtout de rentabiliser les temps de trajet de leurs employés. Leurs heures passées dans le Wikibus ne sont d'ailleurs pas comptées comme du temps de travail et ne sont donc pas rémunérées.

En réalité, cette formule des "Wikibus" est seulement avantageuse si tu habites dans un quartier mal desservi ou si tu es chaque jour coincé dans des embouteillages interminables. Mais il est alors plus délicat de savoir où s'arrête ton temps de travail et où commence ta vie privée.

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