Stade national, nouvel épisode: la Flandre dit non au stade national, mais il reste de l'espoir pour Ghelamco

Décidément, on dirait bien que la Flandre ne veut vraiment pas d'un nouveau stade national. Début du mois, la commission régionale des permis d'environnement avait déjà rendu un avis négatif concernant la nouvelle enceinte. Aujourd'hui, la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V) a suivi le mouvement et a dit "non". Ça s'annonce compliqué pour Ghelamco. 

On dirait bien que la Belgique devra se contenter du stade Roi Baudouin pendant encore quelque temps. Car les nouvelles ne sont pas bonnes pour le nouveau stade national. En effet, la ministre flamande de l'Environnement Joke Schauvliege (CD&V) a rendu un avis négatif concernant le nouveau stade créé par Ghelamco. La ministre suit ainsi l'avis, négatif, de la commission régionale des permis d'environnement rendu début du mois.

Les administrations flamandes reprochaient à Ghelamco de traiter "de manière trop créative" les surfaces maximales autorisées et de ne pas donner assez de garantie pour éviter une congestion automobile aux abords de Bruxelles. La ministre Schauvliege est aussi de cet avis et rajoute que "les nuisances et les risques pour l'humain et l'environnement ne sont pas limités à un niveau acceptable". Elle poursuit: "La superficie totale des différentes activités récréatives est largement supérieure aux 50.000 mètres carrés autorisés."

Déception du côté de Ghelamco mais aussi du côté de la Ville de Bruxelles. Alain Courtois, première échevin de la capitale et défenseur du projet assure "prendre note de la décision du gouvernement flamand". "En étroite collaboration avec la Région bruxelloise, la Ville de Bruxelles se donne à présent le temps d'examiner les motivations de cette décision ainsi que ses implications, tant pour elle que pour la Région bruxelloise", ajoute l'échevin.

Dernière chance pour Ghelamco

Mais malgré tout, le dossier n'est pas clôt. Ghelamco a en effet une nouvelle possibilité de faire appel à cette décision de la ministre Schauvliege. Autre possibilité: Paul Gheysens et son entreprise peuvent encore introduire une nouvelle demande de permis qui correspondrait mieux aux attentes des administrations et du gouvernement flamand.

"Ils sont libres de le faire, mais cette nouvelle demande devra correspondre aux prescrits urbanistiques qui valent pour le Parking C" prévient la ministre. Elle en profite pour préciser qu'elle trouve "dommage" d'avoir dû prendre cette décision: "Mais je ne peux pas décider sur base de l'émotion, seulement sur base du dossier. Je n'ai pas pu faire autrement que décider que le permis devait être refusé." La prochaine demande de permis de bâtir va devoir être béton du côté de chez Ghelamco...

Grogne à l'Union belge de football

Du côté de l'Union belge de football (URBSFA), on commence tout doucement à s'énerver. Chris Van Puyvelde, directeur technique de l'Union pointe pour Belga le gros défaut du foot belge: les infrastructures. "Notre pays est reconnu internationalement pour sa formation de footballeur et son développement des talents," commence-t-il. "La Belgique n'est à la traîne que dans le domaine des infrastructures. Je ne vois pas cela uniquement à Bruxelles. C'est un problème national. Nous payons sur le plan sportif la facture de l'échec politique. Ailleurs, ces problèmes ne se produisent pas. Et puis je dis: pauvre Belgique."

Il regrette que la politique s'immisce dans ce genre de dossier: "Il y a assez de promoteurs et de clubs qui veulent construire des stades en Belgique. Mais ici et là, cependant, des problèmes surgissent et la politique s'y immisce. Les dossiers sont toujours englués dans la bureaucratie."

Le meilleur argument de Chris Van Puyvelde? Le football belge qui est devenu une véritable vitrine pour le pays: "Nous sommes dépendants des autres, c'est très clair. L'URBSFA veut simplement que les Diables Rouges puissent jouer sur un bonne pelouse et dans un stade magnifique. Notre football et nos Diables Rouges sont un produit d'exportation (...) Même le ministre des Affaires étrangères nous implique dans ses missions. Il est donc ennuyeux qu'il soit impossible de construire un stade à Bruxelles, à Bruges ou ailleurs. La suite au prochain épisode du dossier "Eurostadium" où l'on apprendra si oui ou non Ghelamco compte déposer une nouvelle demande de permis de bâtir.

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