Plus de 400.000 Européens meurent prématurément à cause de la qualité de l'air et la Belgique n'est pas toute blanche

Ce matin, la Commission européenne a convoqué les ministres de l'Environnement de 9 pays pour leur taper sur les doigts. Certains États membres ne respectent pas les limites européennes en termes d'émission et pour le Commissaire en charge, il faut "trouver des solutions au grave problème de la pollution atmosphérique dans l'Union européenne". 

Chaque année, plus de 400.000 Européens meurent prématurément à cause de la mauvaise qualité de l'air et d'autres encore souffrent de maladies respiratoires ou cardiovasculaires, peut-on lire dans un communiqué de la Commission européenne. La mauvaise qualité de l'air coûterait même 20 milliards d'euros à l'économie européenne. En cause: les coûts des assurances maladies mais aussi la baisse de productivité des travailleurs européens.

Ce matin, le Commissaire européen Karmenu Vella en charge de l'Environnement a convoqué les ministres responsables de neuf pays pour leur taper sur les doigts (la République tchèque, Allemagne, Espagne, France, Italie, Hongrie, Roumanie, Slovaquie et le Royaume-Uni).

En effet, beaucoup d'États membres ne respectent pas les limites fixées en matière de pollution de l'air. Et pour la Commission, il est temps de mettre en place des plans d'action d'urgence pour remédier à cette faillite de certains états.

Panpan cucul

La Belgique ne fait pas partie des pays convoqués ce matin, mais elle fera bien partie des prochains sur la liste. En effet, notre pays est déjà visé par des procédures, pour ses émissions de dioxyde d'azote (NO2) et ses particules.

Le but du sommet de ce matin est de faire en sorte que les mesures prises soient directement appliquées, sans délai. Car en cas de non respect des règles européennes, la Commission n'aura aucun autre choix d'entamer des poursuites judiciaires contre les neuf pays convoqués ce matin

Action Greenpeace

"La Belgique est la prochaine qui se fera taper sur les doigts. Nous réclamons à pleins poumons à nos politiciens de prendre rapidement au sérieux ce problème de pollution de l’air", explique Joeri Thijs, expert Qualité de l’air et Mobilité chez Greenpeace Belgique. Pour l'association de protection de l'environnement, il faut que nos politiciens prennent de réelles mesures pour faire baisser la pollution au dioxyde d'azote qui provient majoritairement des véhicules diesel.

Ce gaz affecterait particulièrement les enfants. Greenpeace a d'ailleurs mené une action ce matin pour dénoncer le manque de mesures prises par certains pays dont la Belgique. Des activistes se sont réunis ce matin à Schuman avec des poumons peints sur le corps et des panneaux "Clean air now". Selon l'association, le monde politique reste sourd face à l'urgence de la situation. Les avocats de Greenpeace sont d'ailleurs en train de finaliser des complaintes légales contre les gouvernements wallon et flamand.

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