Les Belges au bout du scotch: de plus en plus de cas de burn-out dans notre pays

Le burn-out est une pathologie dont de nombreux Belges souffrent aujourd'hui. Elle n'est pourtant pas reconnue comme étant une maladie du travail en tant que telle, alors que le boulot est souvent une des premières raisons de l'épuisement moral et physique qu'on appelle le burn-out. 28.000 Belges souffrent aujourd'hui du burn-out. 

Le burn-out est une maladie dont souffrent beaucoup de Belges et malheureusement, le nombre de cas est en augmentation. On observe le même phénomène chez nos voisins français. Mais au fait, c'est quoi le burn-out? Voici la définition que des chercheurs travaillant pour le SPF Emploi utilisent comme référence: “le burn-out est un état d’esprit négatif persistant lié au travail, chez des individus “normaux”, qui est caractérisé par de l’épuisement, un sentiment d’inefficacité, une démotivation et des comportements dysfonctionnels au travail. Cet état d’esprit n’est souvent pas remarqué par le travailleur pendant un long moment. Il résulte d’une différence entre les intentions et la réalité du travail. Souvent, les travailleurs entretiennent cet état d’esprit par des stratégies d’adaptation qui sont inefficaces”.

Cela pourrait simplement se traduire, par un épuisement moral et physique causé notamment par le travail.

28.000 cas en Belgique

Dans notre pays, 400.000 personnes ont le statut de personnes indemnisées, c'est-à-dire qu'elles sont considérées comme non aptes au travail. Parmi ces 400.000 personnes, 7% d'entre elles seraient des personnes souffrant du burn-out, cela représente 28.000 personnes. 15 % des personnes indemnisées souffrent de dépression. Selon le journal le Soir qui dévoile aujourd'hui les chiffres du burn-out dans notre pays, le burn-out et la dépression ne seraient pas à prendre tout à fait indépendamment. En effet, l'une est encore souvent diagnostiquée à la place de l'autre et vice-versa. Le nombre de burn-out a donc doublé, mais on a aussi souvent confondu burn-out et dépression. Les chiffres ne seraient donc pas tout à fait exacts.

À l'origine, on considérait que le burn-out était une pathologie dont souffraient exclusivement les personnes travaillant dans le milieu médical ou social. Aujourd'hui, il semble que la pathologie n'est plus spécifique à un seul domaine professionnel. Cependant, le burn-out qui touche un grand nombre de gens, n'est pas reconnu comme une maladie du travail, et ne le sera jamais, selon François Perl, le directeur général du service indemnités de l'Inami.

Face au nombre de cas, l'Agence fédérale des risques professionnels (Fedris) devrait lancer un projet-pilote de prévention dans les prochains mois, peut-on lire sur Le Soir.

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