Horrible: des milliers de chiens sont abattus en Russie pour accueillir la Coupe du monde 

La Coupe du monde en Russie approche à grands pas et voila une nouvelle qui ne va pas faire une bonne pub pour le pays organisateur. En effet, le pays est en train d'abattre des milliers de chiens errants pour éviter qu'ils n'agressent les touristes. 

La Coupe du monde 2018 débutera dans moins de 6 mois et la Russie commence déjà les préparatifs. Cela passe par une pratique que l'on pourrait qualifier de douteuse, et encore le mot est faible. En effet, 11 villes russes se sont attelées à abattre des milliers de chiens errants qui peuplent les centres-villes. Cette traque ne concerne pas seulement les chiens mais aussi les chats. C'est Vitali Moukto, ex-ministre des sports qui est à la base de cette initiative.

Début d'année, la Commission parlementaire pour l'écologie avait essayé d'empêcher ce massacre sous la houlette de Vladimir Bourmatov, président de cette commission. "L’abattage de chaque chien coûte entre 6 et 9 mille roubles [entre 85 et 130 euros]. Avec cet argent, on pourrait aisément financer la capture, la vaccination, la stérilisation et le maintien de ces animaux dans des refuges" plaidait Bourmatov début du mois. Mais rien n'y a fait, le programme d'extermination des pauvres bêtes est maintenu.

Remake de Sotchi 2014

En fait, cette pratique avait déjà été utilisée lors des Jeux Olympiques d'hiver 2014 qui étaient organisés à Sotchi, toujours en Russie. Tous les animaux sauvages avaient été exterminés à la sarbacane dont les flèches étaient empoisonnées à la ditiline. Les animaux mourraient de suffocation alors qu'ils étaient encore conscients. Les chasseurs, eux, empochaient 500 roubles par cadavre, soit environ 7€.

Et cette année, ils remettent ça sauf que les récompenses sont bien plus onéreuses. La raison de ce massacre? Éviter que "les chiens ne mordent pas un supporter qui pourrait porter plainte contre la Fifa et demander une compensation".

La présidente de la Fondation pour la défense des animaux, Ekaterina Dmitrieva, a fait ses recherches et s'est aperçue que des sommes démesurées étaient allouées à cette extermination de masse: "Par exemple, à Ekaterinbourg, la somme allouée s’élève à 32 millions de roubles (460 000 euros). Ce sont des sommes faramineuses. (…) Avec cet argent, on pourrait financer la stérilisation des chiens, leur vaccination et leur hébergement, mais ils préfèrent tuer" regrette-t-elle.

La FIFA ne fait rien

La FIFA, l'organisation mondiale du football, est au courant de ces pratiques. En effet, des associations de défense des animaux se sont mobilisées un peu partout dans le monde. Elles ont interpellé la FIFA à ce propos. La réponse de l'organisation est brève et plutôt décevante pour les associations: "Nous avons reçu beaucoup de lettres, mais nous avons tant de choses à faire que nous en prenons note sans pour autant pouvoir vous aider. Il faut nous comprendre, désolé."

La page Facebook Bloody Fifa 2018 tente même d'annuler le tournoi ou de le déplacer dans un autre pays qui respecte le droit animal. Une pétition a d'ailleurs été lancée: "Le 1er septembre 2017, des assassinats sanglants de chiens et de chats errants ont débuté dans toute la Russie en préparation du Mondial de football 2018. Les municipalités exterminent les animaux avec des méthodes barbares, les fusillent, les empoisonnent et abandonnent dans des décharges des animaux blessés mais encore en vie. En Russie, la justice est inopérante et il n’existe pas de lois efficaces pour la défense des animaux et pour un traitement responsable à leur égard. […] C’est le traitement que les nazis avaient réservé aux humains durant la Seconde Guerre mondiale. Nous appelons à boycotter la Coupe du monde de football dans l’État barbare de Russie" peut-on lire avant de la signer.

En tout cas, la chasse continue partout en Russie. Les fourrières travaillent à plein régime et recrutent toujours plus de chasseurs de chiens. Si tu seras de la fête en juin prochain, ne t'étonne pas si tu vois peu de chiens dans les rues...

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