Diminution de la menace terroriste et des salaires: certains militaires vont perdre jusqu'à 3000€ par mois

C'est officiel depuis ce lundi soir: le menace terroriste en Belgique passe de 3 à 2 sur une échelle de 1 à 4. C'est plutôt une bonne nouvelle pour la population mais aussi pour les militaires qui vont pouvoir arrêter leurs patrouilles dans les villes belges. Mais ce n'est pas forcément une bonne nouvelle pour tout le monde puisque le salaire de certains soldats va drastiquement diminué: on parle de 3.000€ par mois qui s'envolent. 

Bientôt, les militaires quitteront les rues belges après trois ans de patrouilles intensives. En effet, la menace terroriste a été revue par l'OCAM et passe de trois à deux sur une échelle de quatre. Désormais, une attaque terroriste est jugée "peu vraisemblable". Si cela semble être une bonne nouvelle pour les militaires participant à l'opération Homeland, celle qui consiste à patrouiller dans les rues, ce n'est pas le cas pour tous les soldats.

En effet, pour les plus jeunes recrues, la fin de cette opération d'envergure représente une énorme perte financière: environ 3000 euros par mois qui s'envolent. La Défense a d'ailleurs peur que pas mal d'effectif désertent les rangs de l'armée au profit de la police.

De 4.500 à 1.500 euros par mois

Selon un récent sondage réalisé au sein de la Défense, un militaire sur deux voulait démissionner pendant l'opération Homeland, peut-on lire dans la DH. En effet, les conditions étaient compliquées pour les soldats: ils n'étaient pas autorisés à voir leur famille et devaient dormir dans les casernes et aéroports comme si ils étaient envoyés pour une opération au Mali par exemple. Ils bénéficiaient du statut de service intensif et recevaient donc une prime d'environ 3.000 euros.

Les soldats les plus jeunes, ceux qui n'ont connu que l'opération Homeland dans leur carrière, vont donc retrouver brutalement la réalité: ils vont devoir apprendre à vivre avec 1.500 euros par mois contre 4.500 pendant la fameuse opération. "On espère qu’ils ne laisseront pas tomber la Défense pour rejoindre les rangs de la police, qu’ils ont cotoyée ces trois dernières années. Mais la dernière enquête psychosociale menée au sein de l’armée laissait présager le pire. 45% des militaires en rue ont déclaré vouloir quitter la Défense" déclare Dimitry Modaert pour la DH. Une bonne nouvelle pour la police belge qui manque régulièrement d'effectif.

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