Donald Trump balance ses "Fake News Awards" et continue sa guerre ridicule contre les médias

Donald Trump s'est encore fait remarquer en dévoilant les vainqueurs de ses "Fake News Awards". Une distinction qu'il a lui-même créée pour dénoncer les médias qui, selon lui, ne s'appuient que sur les désormais fameuses "fake news". Sauf que l'annonce des résultats a été un fail monumental en raison d'un bug du site Internet. Et il a donc fallu attendre presqu'une heure pour savoir que l'économiste Paul Krugman, prix Nobel d’économie 200, était le vainqueur.

La guerre entre Donald Trump et les médias a pris une tournure gênante dans la nuit de mercredi à jeudi. Le président du pays le plus puissant au monde a décidé de "récompenser" les médias à sa façon avec les "Fake News Awards", dont le nom veut tout dire: il s'agissait ici de balancer les médias et leurs "fake news". "Fake news" choisies par Donald Trump himself, bien sûr, alors qu'il a lui-même balancé quelques 2.000 mensonges depuis qu'il a été élu président des États-Unis.

Bug

Le souci pour Donald Trump, c'est que tout ne s'est pas déroulé comme il l'avait imaginé. Il a bien sûr fois une nouvelle fois utilisé Twitter, son "média" préféré, pour dévoiler les résultats. Sauf que l'afflux de visiteurs a fait bugger le site web des "Fake News Wards", complètement saturé et donc inaccessible.

Ce qui a donc bien fait marrer les internautes, qui ont dû attendre 45 longues minutes d'une attente insoutenable pour accéder au site. L'économiste Paul Krugman, sacré prix Nobel d’Économie en 2008 tout de même, est ainsi le premier vainqueur de ce prix après un billet publié dans le New York Times dans lequel il explique que "l'économie américaine ne se relèvera jamais de l'élection de Donald Trump". Sauf que tous les voyants économiques sont au vert et cet édito est donc devenu une "fake news" aux yeux de Trump.

CNN prend cher

Dans ce top 10 balancé par Trump on retrouve ainsi CNN (mentionné 4 fois), le New York Times (2 fois), alors que le Time, le Washington Post, ABC News et Newsweeek doivent se contenter d'une mention. CNN squatte les deuxième et troisième places du classement avec un faux graphique (selon Trump) balancé par l'un de ses journalistes et une information selon laquelle Trump et son fils, Donald Jr, auraient bénéficié de documents de WikiLeaks pour battre Hillary Clinton à l'élection présidentielle.

Si ce classement peut faire sourire, il reste toutefois assez hallucinant qu'un président agisse de la sorte face aux médias de son pays. C'est un peu comme si Charles Michel (ou le Roi) décidait à la fin de l'année de classer les articles de presse qui lui ont le moins plu à la fin de l'année, en les accusant, sans preuve, d'avoir menti. Ce serait plutôt gênant et ridicule. Comme ce que vient de faire Donald Trump, qui a peut-être au passage oublié le premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit... la liberté de la presse.

En attendant, Internet s'est bien marré avec les bugs du site web de Trump

"Fake News, en effet"
"FAKE NEWS: le site du parti républicain est down"
"Ils l'ont vraiment vérifié celle-là."

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