Honteux: voilà comment sont traités les lapins pour faire la fourrure des manteaux de luxe

L'association française L214 a publié de nouvelles images sur la maltraitance animale, cette fois sur des lapins Orylag, ceux dont le poil tout doux est utilisé pour confectionner des vêtements et accessoires de luxe. Les images ont été prises dans trois élevages de France. Elles font froid dans le dos.

Gucci, Armani, Yoox Net-a-Porter, Stella McCartney, Ralph Lauren et plus récemment Michael Kors ont déjà décidé d'abandonner la fourrure dans leurs collections. Mais la bataille pour l'éthique animale est encore loin d'être gagnée.

En témoigne ces nouvelles images terribles postées lundi sur YouTube par l'association française L214, qui milite pour le bien-être animal. Elles ont été prises entre septembre et novembre 2017 dans trois élevages situés en Nouvelle-Aquitaine.

Cages minuscules sans foin au sol, sans lumière du jour

La vidéo montre comment sont traités les Orylag, ces lapins sélectionnés génétiquement, à cause de leur poil très doux, pour créer des vêtements et objets en fourrure, mais aussi pour finir dans les assiettes. Avant d'être dépecé et que leur peau soit utilisée pour confectionner des vêtements de luxe, les lapins survivent dans des élevages industriels. Comme les lapins élevés pour leur chair, ils ne voient presque jamais la lumière du jour et restent toute leur vie dans des cages minuscules, sans foin, copeau ou paille au sol.

Résultat? Les lapins deviennent fous, sont couverts de blessures et tombent malades. Certains développent même des troubles du comportement ou le syndrome vestibulaire, qui les amène à se tenir la tête en-bas avec le corps complètement tordu. Du coup, ils sont gavés d'antibiotiques, de vaccins et d'hormones.

Plainte et recours contre l'État français

Rien qu'en France, il existe une quinzaine d'élevages d'Orylag, selon France Info. Pour que cela cesse, l'association L214 a déposé plainte contre les élevages en question et contre l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et compte introduire un recours en responsabilité contre l’État français pour "manquement à sa mission de contrôle de l’application de la réglementation", précise Le Monde. Interrogé par le quotidien français, le porte-parole de L214, Sébastien Arsac, exige également "que l’INRA cesse d’utiliser des fonds publics pour l’entretien et le développement d’une filière privée restreinte, très éloignée de l’intérêt général".

Et parce que "le luxe ne peut pas s’affranchir d’un minimum d’éthique", écrit l'association sur son site internet, "nous demandons à Dior, Fendi et Dolce & Gabbana d’assumer leur part de responsabilité et de renoncer à l’utilisation de la fourrure des animaux." À bon entendeur.

Voici les images terribles de l'association L214:

 

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