Doudounes, parfum, rouge à lèvres... voici ce que certains, au Siamu, se faisaient rembourser

De nouvelles révélations viennent jeter de l'huile sur le feu du scandale Siamu. Eric Labourdette, président du secteur zones de secours des pompiers bruxellois et représentant SLFP, a expliqué ce dimanche sur RTL-TVI que certains membres du personnel faisaient passer certains achats plutôt incongrus en notes de frais...

Les mesures prises par Cécile Jodogne (DéFI) ne seraient-elles qu'un écran de fumée pour faire oublier le scandale au sein du Siamu? La secrétaire d'État au sein du Gouvernement bruxellois devrait-elle mieux revoir le fonctionnement du Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente de la Région de Bruxelles-Capitale, l'organisme public chargé de protéger la population bruxelloise contre de nombreux risque?

Les déclarations d'Éric Labourdette ce dimanche sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche vont dans ce sens: "les scandales ne sont pas près de s’étouffer. Au Siamu, malgré toutes les mesures qui ont été annoncées par Mme la secrétaire d’Etat au parlement ce vendredi, je trouve une note autorisant – c’est à tomber par terre – le remboursement de vêtements à hauteur de 1.000 € par an pour 5 membres du personnel administratif en contact avec le public."

Du parfum chez les pompiers?

En plus des vêtements, ce sont également des accessoires ayant peu de rapport avec le travail de pompiers qui se retrouvent parmi les notes de frais du Siamu.

Parmi les remboursements qui ont fait rager le représentant du SLFP, il y a une "doudoune achetée dans une boutique de luxe avenue Louise" à 289,95 €, une veste à 300€ dont il "ne comprend pas l’utilité" ainsi que "des parfums, des bracelets, du rouge à lèvres…".

Réactions politiques

Cette information a soulevé l'indignation de quelques députés du camp adverse, interrogeant de la sorte le rôle de l'élue DéFI dans cette histoire. "Les révélations faites sur le plateau de Dimanche RTL sont très interpellantes (...) Elles témoignent que les prétendues mesures de Cecile Jodogne ne sont qu’écran de fumée", tweete Vincent De Wolf, chef de file MR au Parlement Bruxellois.

"Inadmissible de venir mettre le feu pour détourner l'attention sur la nécessité de faire la lumière sur la gestion du SIAMU" ajoute Jamal Izkaban, député PS bruxellois.

Ces déclarations tombent quelques jours après un rapport de la Cour des Comptes qui pointait une très mauvaise gestion au sein de l'institution bruxelloise. Si l'on ose le jeu de mots, on peut dire que l'affaire SIAMU n'est pas prête de s'éteindre.

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