123 millions d'euros, voilà ce qu'aurait pu gagner la Belgique si les matchs de l'Euro avaient eu lieu chez nous

On le sait maintenant depuis quelques temps, l'UEFA a décidé qu'aucun match de l'Euro 2020 n'aurait lieu dans notre pays, dans le "nouveau stade national". Le pilule est difficile à avaler pour certains, d'autant plus quand on voit ce que ces quatre matchs auraient pu rapporter en termes de rentrées. Une mémoire d'étudiants de l'ULB s'est penché sur ce manque à gagner. 

Quand l'UEFA a décidé de ne pas choisir Bruxelles comme hôte pour ses matchs de l'Euro 2020, ce n'est pas seulement en termes d'image que cela a porté un coup, mais c'est surtout en termes de manque à gagner.

Car en effet, Bruxelles est passée à côté de retombées économiques importantes, puisqu'on parle quand même de 123 millions d'euros sur l'ensemble de la Belgique.

Un jeune fan de foot

C'est un étudiant de la Solvay Brussels School, fan de foot, qui a décidé de se pencher sur cette délicate étude. C'était en effet l'objet de son mémoire de fin d'étude, rendu en septembre dernier peut-on lire dans l'Echo de ce matin. D'accord, c'est fait, on ne les aura pas ces sous, mais il est quand même intéressant de se pencher sur les observations de Luc Jérôme. Car en effet, même si les différentes parties qui participaient au projet ont collaboré à sa thèse, cet étudiant est considéré comme une partie neutre.

Quatre scénarios

L'étudiant a en fait imaginé plusieurs scénarios, selon lesquels il a obtenu différentes sommes.

1. Si Bruxelles avait accueilli le match d'ouverture, le résultat de la recherche indiquait une retombée de 123 millions.

2. Si Bruxelles n'organisait pas le match d'ouverture.

3. Si Bruxelles n'avait pas le centre de presse.

4. Bruxelles n'accueillait ni le match d'ouverture, ni le centre de presse, mais quatre matchs lambda, les retombées auraient été de 100, 3 millions.

Près de 800 emplois créés

Sans entrer dans les détails de son étude, voici ce que l'étudiant a pris en compte pour obtenir ces résultats. Il a distingué l'impact économique primaire et l'impact secondaire de l'Euro à Bruxelles. Dans le premier cas, cela prend en compte, les dépenses de l'organisation: les frais de fonctionnement, le séjour des différentes équipes, la sécurité, etc. Tout ceci aurait pu représenter un montant entre 44,5 et 61,3 millions. Dans le deuxième, il s'agit des dépenses touristiques, et c'est surtout sur cet aspect que l'étude s'est penchée. Luc Jérôme a établi que 124.000 supporters seraient attendus donc un tiers de Belges. Ces supporters auraient chacun dépensé entre 67 euros (les Belges) et 134 euros (les étrangers) par match. Ceci comprend le logement, transport, nourriture, etc. Ce qui aurait pu représenter entre 35,8 et 37, 9 millions. En plus de ces retombées, Luc Jérôme cite aussi le nombre d'emplois créés, qui aurait pu être entre 763 et 921 (CDD, intérim, etc).

Ce que révèle le mémoire, entre parenthèses obtenu avec grande distinction, c'est que les retombées économiques n'auraient pas été exclusivement pour Bruxelles. En effet, dans ses prévisions, l'étudiant prévoyait que la Flandre et la Wallonie auraient aussi des retombées. "Il est regrettable que le pays ne se soit pas mobilisé tout entier pour soutenir l'évènement car il n'aurait pas profité qu'à la seule Région bruxellois" explique Luc Jérôme dans l'Echo.

Déjà lu?