On peut enfin avancer: le premier accord sur le Brexit est là 

Ce matin, Theresa May, Première ministre du Royaume- Uni et Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne, se sont rencontrés en dernière minute pour discuter du Brexit. Après une nuit de négociations, le bilan de celles-ci est plutôt positif puisque la Commission a décidé de recommander le passage à la deuxième phase du Brexit. 

On dirait bien que l'Angleterre fait son petit bonhomme de chemin vers la sortie de l'Union Européenne. En tout cas, la Première ministre britannique, Theresa May fait tout pour. Juncker et elle ont tenu une conférence de presse ce matin après s'être vu pour une rencontre de dernière minute.

"Il s'agit d'un compromis"

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne a déclaré que les négociations avaient mené à un "compromis" lors de la conférence de presse. En effet, l'accord conclu signifie que les 27 pourront donner leur accord pour passer à la phase deux des négociations sur le Brexit lors su Sommet de la semaine prochaine.

Des désaccords

Mais qu'on se le dise, même si un accord semble être sur la table, les négociations en vue de la sortie du Royaume-Uni de l'Union risquent encore de trainer et de faire couler beaucoup d'encre. Car, l'Europe et les Britanniques sont encore en désaccord sur trois points importants.

Premièrement, la frontière entre le Royaume-Uni et l'Irlande, deuxièmement, les droits des citoyens européens en Grande-Bretagne et du coup des citoyens britanniques dans l'UE, et enfin, par rapport à la note que le gouvernement britannique devrait payer en sortant de l'UE. C'est au sujet des frontières entre l'Irlande et le Royaume-Uni que les pourparlers ont fait monter la température cette semaine, mais la session de la nuit dernière a semble-t-il fait avancer les choses.

En détails, l'Irlande du Norde

La question de la frontière entre l'Irlande du Nord et l'État membre de l'UE, l'Irlande a été en large partie discutée lors des négociations de cette nuit. La Première ministre May et Arlene Foster du DUP, parti de l'Irlande du Nord dont dépend May.

En gros, il doit y avoir une forme de contrôle aux frontières entre l'Irlande du Nord et l'Irlande, entre autres car il faut pouvoir imposer des droits d'importation. Mais en même temps, la frontière doit rester largement ouverte. Le DUP a refusé de parler d'une solution selon laquelle l'Irlande du Nord aurait un statut spécial après le Brexit. Selon Arlene Foster, l'Irlande du Nord ne devrait pas avoir ce statut spécial après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, elle aurait reçu des garanties.

Les droits des citoyens

Apparemment, des accords auraient déjà été conclus sur deux des autres questions brûlantes de ce Brexit: la compensation que les Britanniques doivent payer en sortant de l'UE et le statut des citoyens de l'UE au Royaume-Uni et des citoyens britanniques dans l'Union.

Jean-Claude Juncker a déclaré que les droits des citoyens de l'UE au Royaume-Uni sont protégés. Ils conservent leurs droits de vivre, de travailler et d'étudier là-bas. Inversement, cela s'applique également aux citoyens du Royaume-Uni dans l'UE. "Pour nous, les intérêts des citoyens étaient primordiaux, et aujourd'hui nous leur rendons leur sécurité", a déclaré M. Juncker.

Des progrès suffisants sur les trois questions principales concernaient l'obligation pour les 27 chefs de gouvernement de l'UE d'entrer dans la deuxième phase et de discuter des futures relations commerciales.

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