Les Belges ne veulent plus servir d'alcool aux mineurs

Une majorité de Belges veulent des politiques plus strictes concernant nos mauvaises habitudes, comme le fait de fumer, de boire de l'alcool ou encore en matière de pesticides aussi. C'est ce qui ressort d'une enquête des Mutualités Libres sur plus d'un millier de Wallons, Bruxellois et Flamands.

Fumer en présence d'enfants. Boire une bière quand on est mineur. La plupart des Belges y sont farouchement opposés. Du moins si on en croit la publication d'une étude des Mutualités Libres. Le but? Trouver dans quelle mesure le citoyen est en faveur d'une mesure de santé publique. Beaucoup de pays déterminent leur politique de santé et de prévention sur base de telles études. Ce n'est pas encore le cas en Belgique.

Par exemple, huit Belges sur dix pensent qu'il faut bannir la cigarette en présence d'enfants. Approximativement 70% des sondés affirment que tous les types d'alcool devraient être interdits pour les mineurs. La jeune génération y est bien sûr un peu moins favorable. Beaucoup de nos compatriotes ne veulent plus voir de pesticides nocifs non plus.

Dépistage obligatoire

Une large proportion pense aussi que c'est aux autorités d'imposer certaines mesures aux citoyens, telle que le dépistage pour le cancer ou la vaccination obligatoire. Seul un Belge sur quatre estime que de telles mesures seraient une violation de sa vie privée.

Mais il y a d'autres mauvaises habitudes qui ont encore de beaux jours devant elles. Comme le bronzage ou le diesel. Moins de la moitié sont en faveur de telles interdictions.

En fait, c'est la lutte contre le cancer qui est la plus haute priorité pour le Belge moyen. Ils sont 80% à en faire une priorité. Ce sont ensuite les maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète...) avec 52%. Suivi par l'obésité dont 33% des Belges jugent que c'est une priorité. À noter encore que les jeunes soulignent également l'importance des problèmes mentaux.

La prévention

Important: 64% des Belges souhaitent que le gouvernement attache autant d'importance à la prévention qu'au traitement de la maladie.

La volonté de la ministre de la Santé publique et des Affaires sociales, Maggie De Block (Open VLD), est de tenir compte de ce genre d'enquête dans le futur. Dans sa note politique pour 2018, elle a d'ailleurs indiqué que les caisses d'assurance maladie doivent coopérer avec les enquêtes liées à la santé.

Néanmoins, la majorité des Belges estime que la prévention est toujours la responsabilité de la personne elle-même. D'ailleurs entre six et sept répondants sur dix pensent qu'ils font "des efforts sérieux" pour mener une vie saine. Le sport en fait partie. La réduction des abonnements sportifs contribue à pousser les gens à s'y mettre.

Mais nous sommes méfiants entre nous. Une majorité de Belges, par exemple, pensent que les autres ne font pas assez d'effort pour se tenir en bonne santé. Ce qui a tendance à augmenter les coûts des soins de santé pour le contribuable. En résumé, le Belge pense surtout qu'il paye pour les maux des autres.

Mais le Belge se dit prêt à coopérer. Deux sur trois indiquent qu'ils veulent bien répondre à ce genre d'enquête s'ils peuvent recevoir une évaluation annuelle de leur santé. De quoi permettre à Maggie De Block de remonter sa cote après plusieurs mesures impopulaires.

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