"La plus grande menace immédiate": le conseiller à la Sécurité de Trump n'est pas rassurant sur la Corée du Nord

Le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, H. R. McMaster, a tenu des propos pour le moins inquiétants sur la Corée du Nord. Alors que la guéguerre que s'est lancée l'un l'autre le président américain et le leader nord-coréen Kim Jong-un semblait jusqu'ici seulement verbale, le militaire américain juge que le risque d'entrée en guerre est, chaque jour, de plus en plus élevé. 

Cela faisait des dizaines et des dizaines de jours que l'on n'avait plus entendu parler de la Corée du Nord et de ses tests de missiles à répétition. Malgré les dernières sanctions prises par l'ONU destinées à appauvrir le régime communiste et à le forcer à mettre fin à ses programmes nucléaire et balistique, le pays a déclaré cette semaine avoir testé un missile intercontinental capable de toucher Washington "avec un super gros ogive de guerre".

Jusqu'ici, le conflit ouvert avec les États-Unis semblait ne pas dépasser le niveau des menaces verbales. Donald Trump se payant d'ailleurs volontiers la tronche de Kim Jong-un, en le traitant de "fou", "petit gros" ou encore d'"homme fusée". Mais selon le conseiller à la Sécurité nationale Herbert Raymond McMaster, dit H. R. McMaster, le potentiel d'entrée en guerre avec la Corée du Nord est bien réel et augmente chaque jour.

"Nous sommes pris dans une course"

C'est même "la plus grande menace immédiate pour les États-Unis", a-t-il averti samedi au Reagan National Defense Forum à Simi Valley en Californie, dans des propos rapportés par CNN. "Je pense que [le risque de guerre] augmente chaque jour, ce qui signifie que nous sommes pris dans une course, vraiment, nous sommes en pleine course pour résoudre ce problème", a-t-il urgé.

Comme solution, il a rappelé que le président américain est engagé dans la dénucléarisation de la péninsule coréenne, sans préciser de quelle façon Trump comptait s'y prendre. Il a, en tout cas, besoin de la Chine, principal allié de la Corée du Nord aux côtés de la Russie. C'est, selon lui, dans "l'intérêt" de Pékin d'imposer des sanctions économiques plus sévères contre Pyongyang, comme lui couper ses importations de pétrole. "Vous ne pouvez pas tirer de missile sans carburant", a-t-il affirmé tout en ajoutant qu'un embargo total sur le pétrole serait "approprié à ce stade". La Chine est ainsi capable d'exercer "un énorme pouvoir économique coercitif" sur la Corée du Nord.

"De nouvelles sanctions beaucoup plus sévères"

En attendant, les États-Unis sont en train d'explorer leur côte ouest afin de trouver des endroits pour déployer de nouveaux systèmes de défense antimissile, ont précisé deux membres du Congrès également présents au forum.

Le souci, c'est Kim Jong-un n'a visiblement pas l'intention de réduire son programme de missiles, "sans de nouvelles actions significatives sous la forme de sanctions beaucoup plus sévères" et "une application complète des sanctions qui sont en place". D'ailleurs, après avoir applaudi et fêté en grande pompe la réussite du dernier missile, le leader communiste a exhorté à poursuivre les efforts, le plus vite possible.

Déjà lu?