Le SP.A. de John Crombez a de grands projets pour la Région de Bruxelles-Capitale: voici ce dont il est question

Le parti socialiste flamand SP.A. de John Crombez s'est exprimé dans les colonnes du journal Le Soir pour expliquer son projet pour la Région de Bruxelles-Capitale. Vu par certains comme utopique, ce projet consisterait notamment à faire disparaître les communes bruxelloises. Mais voilà dans les grandes lignes, les 6 grands changements qu'il voit pour Bruxelles. 

Ce matin, dans Le Soir, John Crombez (président du parti flamand SP.A) et Pascal Smet, lui aussi membre du parti socialiste et actuel ministre de la Mobilité à Bruxelles, ont expliqué leur master plan pour restructurer Bruxelles. Un nouveau modèle pour la capitale lancé avec une campagne sous le slogan "One Brussels". La présentation de ce projet est une manière pour le parti de lancer sa campagne électorale. Mais voyons concrètement en quoi consiste le projet du parti flamand.

1. Au revoir les 19 communes

Le SP.A entend voir une Bruxelles totalement unifiée, peut-on lire dans Le Soir. Pour le parti socialiste flamand, il faut supprimer les 19 communes. Et dans cette philosophie, la Ville de Bruxelles, son conseil communal et ses échevins, n'existeraient plus en tant que tel non plus.

2. Du coup, une économie de 940 millions d'euros

Pour le SP.A., unifier les différentes structures actuelles à Bruxelles pourrait représenter 940 millions d'euros d'économie à Bruxelles. Ils ont exprimé notamment la volonté de faire passer le nombre de politiciens actuel de 958 à 167.

3. La solution? Créer une vingtaine d'arrondissements

Les deux hommes expliquent qu'il faudra garder une présence locale, c'est pourquoi ils prévoient dans leur projet la création d'une vingtaine d'arrondissements. Mais ceux-ci devront être homogènes démographiquement et socio-économiquement parlant, précisent-ils dans Le Soir. Les frontières de ces arrondissements seraient différentes de celles mises en place actuellement. L'idée serait d'utiliser les frontières physiques, c'est-à-dire, le chemin de fer, le canal, le ring. En termes de compétences, le parti flamand propose que celles-ci soient très locales. On parle de la propreté, la sécurité, l'embellissement, l'écologie ou encore la vie communautaire et associative.

4. Un seul CPAS

En effet, si les 19 communes venaient à disparaître, ce ne serait plus logique selon les deux hommes de garder 19 CPAS. Cela voudrait dire plus de facilités pour le citoyen. "Une inscription, un dossier centralisé, une politique harmonisée."

5. L'anglais comme langue de contact

Autre point fort de ce projet, utiliser l'anglais comme "langue de contact". L'anglais serait donc ajouté au français et au néérlandais.

6. Dire au revoir aux absurdités bruxelloises

Ce plan pourrait également mettre fin à des absurdités de la vie de tous les jours pour les Bruxellois. Comme le fait qu'un automobiliste de la commune de Woluwé-Saint-Lambert ne puisse pas se garer dans la rue d'en face (située elle sur la commune de Woluwé-Saint-Pierre) car sa carte riverain ne le couvre pas. Ou encore, le fait que les habitants de la riche commune de Uccle payent moins d'impôts que les habitants de Molenbeek-Saint-Jean.

Un projet utopique auquel les socialistes flamands croient

Selon John Crombez et Pascal Smet, il ne faut pas douter de la démocratie. "Nous ouvrons le débat avec un projet clair (...) Il y a suffisamment de gens élus qui veulent le changement." "Il y a une nouvelle génération à Bruxelles (...) que je n'appelle pas "francophone", mais des Bruxellois qui parlent français. Et en leur sein, il y a une demande de changement, d'une bonne gestion, peu importe la langue. On doit sortir des anciennes pensées. À Bruxelles, nous sommes tous des Bruxellois", explique encore Pascal Smet.

Évidemment, le projet ne plait pas à tout le monde, et pour le concrétiser, il faudra en convaincre plus d'un.

Et pour le PS, c'est un "non":

Le MR pourrait être ouvert à la négociation (Boris Dilliès, bourgmestre de Uccle)

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