Bad buzz pour Solidaris: un Saint-Nicolas sans croix sur sa mitre ne passe vraiment pas

Pour la Saint-Nicolas, Solidaris a lancé un concours de dessins pour les enfants. L'ennui, c'est que la mutualité socialiste a décidé de retirer la croix, traditionnellement inscrite sur la mitre du Grand Saint. Ce qui fait inévitablement polémique.

Saint-Nicolas approche à grands pas. Pour célébrer la fête préférée des tout petits, Solidaris a donc décidé de lancer un concours "Dessine-moi un Saint-Nicolas", spécialement destiné aux enfants. Dans un post envoyé sur Facebook ce lundi, la mutualité socialiste explique les règles du jeu: "Imprimez ce dessin et le talent de vos enfants fera le reste. Renvoyez-nous ensuite le coloriage avec vos coordonnées complètes". Super idée? Pas vraiment.

Le dessin en question représente un Saint-Nicolas à cheval faisant signe de la main, jusque-là tout va bien. Sauf qu'il ne ressemble pas au Grand Saint que l'on connaît depuis toujours. La croix traditionnellement inscrite sur sa mitre est tout simplement... absente. À la place, il y a seulement un rond blanc.

"Saint-Nicolas a décidé de faire dans l'art contemporain"

Contacté par RTL, le porte-parole de la mutualité s'est justifié en expliquant que ce dessin avait pour but "de n'exclure aucun enfant". Et d'ajouter: "Saint-Nicolas n'est plus la fête religieuse d'autrefois et des enfants laïques ou d'une autre religion peuvent légitimement y participer". Sur Facebook, Solidaris ne fait pas marche-arrière et se défend encore en commentaire: "Si vos enfants souhaitent dessiner une croix eh bien, libre à eux. La fête de Saint-Nicolas est considérée par certains comme une tradition, par d’autres, comme une fête religieuse. À chacun de s’approprier ce dessin comme il le souhaite."

Pour rappel, le personnage de Saint-Nicolas représente, depuis toujours, l'évêque Nicolas de Myre, un personnage religieux de la fin du IIIe et du début du IVe siècles. Mais cette année, Solidaris ne souhaite visiblement plus respecter à la lettre une tradition chrétienne ancestrale dans de nombreux pays européens. "Saint-Nicolas a décidé de faire dans l'art contemporain cette année", argumente encore la mutualité. Mais pour beaucoup d'internautes, cela s'apparente plus à de la "Christianophobie" qu'à de "l'art contemporain". Entre les "lamentable", "ridicule", "scandaleux", "honteux" et les emojis fâchés ou même qui vomissent, les critiques pleuvent sous le post Facebook.

"C'est notre culture et c'est historique"

"Vous avez raté votre pub, vous avez exclu et choqué beaucoup d'enfants qui ont toujours grandi avec Saint-Nicolas et la croix sur sa mitre. Le mythe reste le mythe et ceux qui ne l'acceptent pas n'ont pas à le fêter", peut-on, par exemple, lire dans les commentaires.

Nombreux sont ceux qui défendent la tradition chrétienne de la Belgique. "C'est notre culture et c'est historique, je ne vois pas en quoi la croix sur la mitre dérange." Ou encore: "Vous créez des polémiques inutiles! Vous menez le pays vers la perte de ses repères et valeurs".

"Soyez cohérents alors et appelez-le Nicolas"

D'autant plus que la question dépasse largement les tout petits, qui ne se rendent pas compte du symbole religieux. "Aucun enfant n'a jamais été exclu de cette fête même lorsque le saint portait la croix. Votre argumentation est ridicule. Arrêtez de prendre les gens pour des imbéciles." D'autres internautes suivent le même raisonnement: "Une croix n'exclura jamais des enfants. Ils s'en moquent de ces bêtises tout ce qui les intéresse, ce sont les cadeaux... Et puis Saint-Nicolas est un saint de l'Église catholique, la présence de la croix est normale", peut-on encore lire.

Et puis, il n'y a pas que la croix, le "saint" aussi est un symbole religieux. "Justement le terme "saint" est religieux, vous allez le renommer l'année prochaine pour enlever toute connotation religieuse?", s'inquiète une personne. Un autre internaute plus bas va dans le même sens et résume bien la situation: "Soyez cohérents alors et appelez-le Nicolas, voir passez-vous de fêter cette fête".

Voici le post en question

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