Bonne nouvelle: le gouvernement Michel intervient pour garantir un accès large aux crédits hypothécaires

La hausse des prix de l'immobilier et le manque de liquidité des banques font craindre le pire sur le marché des crédits hypothécaires. Surtout quand une recommandation de la Banque Nationale suggérait de limiter ces crédits pour les acheteurs qui ne disposeraient pas de 20% du prix d'achat d'un bien. Le gouvernement Michel a décidé d'intervenir, et c'est une bonne nouvelle pour le futur acheteur que tu es.

Le marché des prêts hypothécaires est-il en crise? Au printemps dernier, une recommandation de la BNB (Banque Nationale Belge) suggérait de limiter l'accès pour les crédits dont le montant dépasse 80% du prix d'achat. Concrètement: pour une maison à 250.000 euros, tu devrais disposer d'une somme de départ de 75.000 euros (frais de notaire ou droit d'enregistrement compris), ce qui limiterait l'accès au marché des crédits à pas mal de monde.

Pour ne rien arranger, une interview du boss de la KBC dans l'Echo allait dans le même sens. Il suggérait deux possibilités pour contrer l'instabilité du marché hypothécaire: soit augmenter les fonds propres des banques pour qu'elles continuent à prêter, soit obliger les emprunteurs à disposer d'un capital plus important. Tout en privilégiant la seconde option.

En cause, la hausse des prix de l'immobilier (2,6% au premier semestre 2017), l'endettement de plus en plus important des ménages et ce fameux manque de liquidité des banques. Elles ont peur que le marché se casse la gueule, surtout à cause des prêts à long terme avec de faibles taux d’intérêt.

La pression est reportée sur les banques

Le gouvernement fédéral s'est saisi du dossier et a demandé à la BNB de revoir sa copie. Ce qu'elle a fait. Elle ne met plus la pression sur les emprunteurs, mais bien sur les banques. Outre le maintien de la règle des 5% du prix d'achat d'un bien, les banques qui disposent d'un portefeuille hypothécaire plus risqué devront s'assurer de bénéficier de réserves importantes.

C'est donc la première option qui a été choisie pour assurer une certaine stabilité au marché hypothécaire. Le futur acheteur que tu es peut respirer, tu pourras obtenir un prêt même si tu ne disposes pas d'au moins 20% du prix d'achat d'un bien.

Une décision dont se réjouit Olivier Chastel, le président du MR. C'est lui qui a lancé un appel à la BNB au printemps dernier pour qu'elle revoie sa copie: "Pour le MR, l’accès à la propriété est fondamental, en particulier pour les jeunes. Le MR était donc opposé à toute initiative susceptible de contrevenir à cet objectif et qui modifierait la situation actuelle."

C'est vraiment une bonne chose. Une telle recommandation, si elle avait été appliquée, aurait nécessairement créé une discrimination entre ceux qui peuvent bénéficier d'un montant de départ et ceux qui n'en ont pas/peu.

Reste que le problème de fond n'est pas encore réglé. Les taux d'intérêt faibles et la concurrence que mènent les banques rendent le marché très instable. Ce qui devra être réglé sur le long terme.

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