La Chambre vote en faveur du service minimum en cas de grève: voici ce qui va changer concrètement

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Chambre a approuvé le texte de loi qui organise la continuité du service dans les chemins de fer en cas de grève. Ce n'était pas gagné: la majorité a voté en faveur du texte tandis que les socialiste, écolo et PTB on voté contre. Cette loi va permettre de mieux organiser les grève et ainsi aider les navetteurs a mieux organiser leur journée avec les perturbations. On fait le point de ce qui va changer. 

Nuit agitée à la Chambre entre jeudi et vendredi. En effet, on y discutait à propos du texte de loi organisant la continuité du service dans les chemins de fer en cas de grève. Deux camps: d'un côté la majorité qui a voté en faveur du texte et de l'autre le PS, Ecolo et le PTB. Le cdH et Défi ont préféré s'abstenir. Ce texte de loi était l'un des engagements les plus controversés du gouvernement fédéral, alors qu'en est-il vraiment? Qu'est-ce qui va changer?

Préavis

Ce texte de loi porté par le ministre de la Mobilité François Bellot oblige les syndicats et ouvriers à déposer un préavis de grève huit jours avant celle-ci. Ce n'est pas tout, les agents dont la fonction est essentielle au service devront prévenir 72h à l'avance si ils participent à la grève. Ensuite, la SNCB et Infrabel organiseront le service ferroviaire en fonction des effectifs disponibles. Enfin, et c'est là que les navetteurs interviennent: la SNCB communiquera toutes les modalités de la grève 24h à l'avance. Ainsi, les navetteurs pourront estimer si ça vaut le coup d'aller bosser le matin. Ou du moins de prendre le train.

En fait, on ne peut pas vraiment parler de service minimum puisqu'il n'y a pas de réquisition de personnel: on n'oblige pas les employés à travailler. On parle alors de "système sui generis". Quelle est la prochaine étape? Les comités de direction d'Infrabel et de la SNCB doivent déterminer quelles sont les catégories de personnel indispensables à la circulation. Une fois que ce sera fait, les agents qui ne respecteront pas leur engagement de travailler le jour de la grève s'exposent à une sanction disciplinaire. En tout cas, ce dossier a eu le mérite de susciter de gros débats au parlement: d'un côté on redoute une atteinte au droit de grève et le chaos lorsque tout ça sera mise en oeuvre. Et de l'autre on a le camp qui défend les navetteurs et qui veut qu'ils soient les mieux informés possible. Bon bah vivement le prochaine grève pour tester ça, hein!

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