En France, tu peux maintenant envoyer de l'argent à tes potes sur Messenger

C'est maintenant officiel: les utilisateurs de Messenger peuvent s'échanger de l'argent sur leur smartphone chez nos voisins française. Une évolution qui est déjà en route depuis deux ans aux États-Unis. Mais est-ce que c'est safe?

Facebook a senti le bon filon. Avec ses 1,3 milliard d'utilisateurs, la maison mère de l'application Messenger entre dans un nouveau marché, celui de la transaction monétaire. Baptisé "M", un nouveau service te permet d'échanger de l'argent entre amis. Si c'était déjà le cas aux États-Unis depuis 2015, ça l'est maintenant aussi en France. Ce service s'intègre directement à ton application sur téléphone, que ce soit pour Android ou iOS.

Mais comment ça marche? Selon le vice-président de Facebook interrogé par Le Parisien, il suffit "d'entrer ses coordonnées, de définir un code secret et, lors de sa première connexion au service de paiement accessible depuis Messenger, d'entrer le numéro de sa carte bancaire." Soit exactement ce que tu ferais avec une application bancaire. Ton interlocuteur recevra directement une notification, mais le transfert mettra le même temps que pour toute autre transaction. Notons que ça devrait être instantané d'ici l'année prochaine.

Sécurisé et plafonné

Ok, mais au niveau de la sécurité? Là encore, elle sera comparable à une application bancaire classique: "Les données sont cryptées et les garanties de remboursement identiques", assure le vice-président. Au niveau des montants, le plafond est fixé à 500 euros par transaction et à 1.500 euros sur 30 jours. Le tout se fera via le service Paypal mais sans devoir s'y inscrire.

Bien, mais pourquoi utiliser Messenger plutôt qu'une application classique alors? La clé c'est la facilité. Pas besoin d'avoir un numéro de compte, tu as juste à sélectionner l'ami en question. De plus, plutôt qu'avoir mille applications, Messenger fait le pari de regrouper plusieurs fonctionnalités. Cela pourrait en tout cas faire mal à la concurrence, d'autant que ce service sera gratuit.

En Belgique?

Reste à trouver la confiance des clients. On le sait, les utilisateurs ne font pas forcément confiance à un mastodonte tel que Facebook. Mais encore une fois, avec plus d'un milliard de clients potentiels, la société ne prend pas trop de risque.

Et en Belgique? Nous avons pu contacter Facebook Belgium mais ce n'est pas à l'ordre du jour. Une multitude de démarches doivent être faites avec les différentes banques, donc on imagine que ce ne sera pas pour tout de suite. Si ce service est dispo aux États-Unis depuis deux ans, il vient à peine de débarquer en France et ne l'est pas encore au Royaume-Uni. On devra donc encore patienter.

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