Cette femme a été virée après son "fuck" à Donald Trump qui a fait le tour du monde

La photo de Juli Briskman en train de faire un gros doigt d'honneur au cortège de voitures de Donald Trump qui allait au golf a fait le tour du monde. Mais cela n'a pas plu à son entreprise, qui a décidé de la virer.

Impossible d'avoir raté cette photo. Juli Briskman, la femme qui apparaît dessus de dos en vélo, est devenue une héroïne.

Alors qu'elle se faisait dépasser par un cortège de voitures, elle s'est rendue compte que c'était celui du président Donald Trump. Et qu'il prenait la route du Trump National Golf Club pour aller taper quelques balles, à environ 40 kilomètres de la Maison-Blanche.

Son réflexe? Envoyer un gros doigt d'honneur au président américain et son service de sécurité. Un moment capté par un photographe de l'AFP et qui a fait le tour du monde ensuite.

Un geste "obscène" de trop

Juli Briksman a donné sa première interview depuis cette photo, prise le 28 octobre dernier. Elle explique au Huff Post américain pourquoi elle a craqué comme ça: "Il passait à côté et mon sang n'a fait qu'un tour. Je me suis dit: 'Il va encore au foutu parcours de golf'". Sur Internet, elle est devenue un symbole des anti-Trump et elle a fièrement affiché cette photo sur ses profils sur tous les réseaux sociaux.

Sauf que la suite de l'histoire est moins sympa. Elle explique qu'elle a ensuite perdu son job, car son employeur a décidé de la virer à cause de ça. "Ils m'ont dit 'On se sépare de toi'". Elle travaillait dans le marketing depuis six mois chez Akima LCC, une entreprise en bâtiment qui a notamment des contrats... avec le gouvernement ou l'armée des States. Oups. La justification pour son renvoi? Elle a posté des contenus "lubriques" et "obscènes" sur les réseaux sociaux. Il ne lui a donc pas été reproché directement son "fuck" à Donald Trump, mais ce geste tout court, qu'elle a fièrement revendiqué sur les réseaux sociaux.

Mais elle ne comprend pas pourquoi elle a été virée alors qu'un de ses collègues avait insulté violemment quelqu'un publiquement sur son Facebook a juste été blâmé: "En quoi c'est moins 'obscène' que moi en train de faire un doigt d'honneur au président? Ce n'est pas juste". Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne regrette rien: "Dans un certain sens, je vais mieux que jamais. Je suis en colère contre la situation actuelle de notre pays. Je suis consternée. C'était l'occasion pour moi de dire quelque chose". Même si cela lui a coûté son job.

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