Arrêts en néerlandais, application non bilingue... De Lijn ne respecterait pas la loi linguistique à Bruxelles

Tu es francophone? As-tu déjà remarqué que les arrêts De Lijn à Bruxelles étaient en néerlandais? Ou peut-être as-tu déjà grillé que l'application n'était pas disponible en français pour les francophones de Bruxelles? Eh, bien, la société de transport se fait épingler, car elle ne respecte pas la législation linguistique en vigueur à Bruxelles. 

De Lijn, la société de transport en commun flamande, véhicule de nombreux navetteurs francophones à Bruxelles. En théorie, la société est censée respecter la loi linguistique en vigueur dans la Région de Bruxelles-Capitale.

Mais il semblerait qu'elle ait un peu zappé son obligation à respecter le bilinguisme.

De Lijn, hors-la-loi?

Elle oublie notamment d'indiquer les noms des arrêts en néerlandais et en français. Certains utilisateurs se sont plaints que l'application n'était pas disponible en français. Lorsque tu la télécharges, elle se configure par défaut en néerlandais, et tu ne peux changer la langue qu'en anglais.

Par contre, pour le français, tu peux toujours te brosser. Ça peut se comprendre, puisque la société de transport est flamande, mais à partir du moment où elle véhiculent des Bruxelles, elle est obligée de se soumettre à la loi linguistique.

Il faut savoir que TEC est soumis à la même loi.

De Lijn dans le viseur

"On m’a signalé par exemple que des dénominations de haltes de bus de De Lijn ne respectent pas la législation. Ce n’est pas normal. Comme son réseau s’étend sur la Région bruxelloise, il faut que la société de transport respecte la loi qui prévaut à Bruxelles. Il n’y a pas d’ambiguïté", a expliqué le député au Parlement bruxellois à la DH, Marc Loewenstein (Défi).

Déjà en septembre dernier, la Commission permanente de contrôle linguistique avait relevé ce problème. En effet, selon la DH, un habitant d'Auderghem aurait porté plainte car il estime qu'il n'est pas normal que l'application de la société de transport ne soit pas en français. En effet, acheter un ticket via l'application, quand on ne parle pas le néerlandais, ça semble moins évident. Pourtant, le site de De Lijn est pourtant lui disponible en français.

Marc Loewenstein (Défi) a aussi déclaré à la DH qu'il avait déjà interpellé le ministre de la Mobilité, Pascal Smet (SP.A) pour cette question des arrêts en néerlandais. "Il n’y a pas un respect complet de la législation linguistique et notamment en matière de communication au public. Il faut que cela change. Ce que dit la Commission permanente de contrôle linguistique vient confirmer ce problème”, explique le député bruxellois.

Pour lui, il faut attendre que le ministre Smet fasse son boulot et améliore les choses pour faire respecter la loi.

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