Obama fait un retour remarqué sur la scène politique et séduit toujours autant les démocrates

"Yes we can", le slogan qui a propulsé Barack Obama à la Maison Blanche, a de nouveau retenti hier en Virginie. Barack Obama, venu soutenir un candidat démocrate au poste de gouverneur, s'est fait ovationner par une foule excitée. Hier, Barack Obama est apparu pour la première fois sur la scène politique depuis qu'il a quitté le bureau oval. Et coïncidence? Georges W. Bush a fait la même chose à New York. 

En ne citant jamais le nom de Donald Trump, l'ancien président des États-Unis a clairement dénoncé hier l'évolution de la politique américaine.

En costume, chemise, sans cravate et avec son charisme légendaire, Barack a déclaré que les électeurs ont la possibilité de faire quelque chose contre la "politique de la peur et de la division" en votant pour les candidats démocrates Phil Murphy (New Jersey) et Ralph Northam (Virginie).

"4 more years"

À Jersey tout comme en Virginie, Obama a reçu un accueil incroyable avec une foule hystérique de le revoir sur la scène politique. Si dans le New Jersey, le public s'est mis à scander "4 more years", en Virginie les démocrates ont tout simplement repris le slogan de la campagne de 2008, "Yes we can". Comme si, les électeurs avaient encore envie de le revoir à la Maison Blanche. Chose qui n'est pas possible, car il ne peut pas se représenter après deux mandats. Obama a même répondu sur le ton de l'humour "Cela n'arrivera jamais. La constitution me l'interdit, et surtout Michelle me l'interdit".

Obama a tenu un discours d'environ 30 minutes devant les électeurs démocrates pour tenter de convaincre la foule de voter pour Ralph Northam - et Phil Murphy dans le New Jersey. Car selon lui, "la question maintenant est, quand les politiques semblent si divisés, et si énervés, si méchants, de savoir si nous pouvons retrouver un vrai esprit, en supportant et votant pour quelqu'un qui veut rassembler les gens". Et à cette question, il a symboliquement répondu: "Yes, we can".

Bush très très dur envers Trump

Quelques heures plus tôt, George W. Bush avait déjà prononcé un discours à New York. C'était sa première apparition en public depuis qu'il a pris sa pension et il n'a pas hésité à basher Trump.

Bush a notamment parlé d'un " système politique corrompu par les théories conspirationnistes et la fabrication directe de faits à travers lesquels le nationalisme était changé en nativisme". Il a également accusé Trump - en prenant soin de ne pas citer son nom - de se servir de l'intimidation et de montrer aussi un tas de préjugés sans jamais passer au dessus. (“Bullying and prejudice in our public life sets a national tone and provides permission for cruelty and bigotry. The only way to pass along civic values is to first live up to them.”)

Bush a également accusé Donald Trump de "ternir l'image des institutions traditionnelles du pays et en particulier, de nuire à l'image de la présidence avec ses remarques vulgaires contre ses opposants politiques."

Voilà le discours donné par Obama à Richmond en Virginie:

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