"Il veut tous les pendre": quand l'homophobie de son vice-président Mike Pence fait marrer Donald Trump

Qui serait pire que Donald Trump comme président des États-Unis? Son vice-président, Mike Pence, ultra-conservateur, ultra-religieux, et dont l'homophobie ne semble pas déranger Trump.

Si un jour la justice devait rattraper Donald Trump, c'est son vice-président qui prendrait sa place. Voir Trump "sauter" n'est pas impossible: il pourrait être rattrapé par ses affaires de harcèlement sexuel, et un producteur porno a promis d'offrir 10 millions de dollars à quiconque pourrait donner une info permettant de destituer Trump, ce qui est en soit plutôt motivant. Mais pas sûr que les Américains gagneraient au change avec Mike Pence, le vice-président actuel.

Avortement et homophobie

C'est ce que rappelle le New Yorker dans un long article sur Pence au titre révélateur: "Les dangers d'une présidence de Pence". Le magazine rappelle notamment le profil de l'ancien gouverneur de l'Indiana: un mec ultra-conservateur, ultra-religieux, sexiste et homophobe assumé. Des "qualités" qui ne semblent pas vraiment gêner Trump. Le milliardaire préfère même s'en amuser. La preuve avec une anecdote gênante relatée dans l'article en question.

Trump et Pence étaient en discussion avec un juriste pour discuter de l'éventualité de rendre l'avortement illégal aux States. Chose qui serait trop compliquée à mettre en place, car des États le légaliseraient de leur côté. "Tu vois, tu as perdu tellement de temps et d'énergie là-dessus, et ça ne mettrait de toute façon pas fin à l'avortement", aurait ainsi lancé Trump à Pence. La discussion a ensuite basculé sur les homosexuels et leurs droits. C'est à ce moment-là que Trump aurait lâché au juriste en parlant de Pence: "Il ne faut pas lui en parler, il veut tous les pendre!". Une blague homophobe indigne d'un chef d'état.

Candidat en 2020 ou 2024?

Le souci, c'est que l'homophobie de Pence n'est pas vraiment un secret (la preuve avec cette blague). En 2015, alors qu'il était gouverneur de l'Indiana, il avait signé une loi autorisant les employés à refuser un service ou une prestation à une personne LGBT si cela allait à l'encontre de leurs principes religieux. En tant que membre du Congrès, il a aussi milité pour que les aides versées à la lutte contre le VIH le soient plutôt à des institutions qui proposent de convertir les homosexuels en hétérosexuels...

Plutôt flippant. Surtout, pas sûr que les Américains arriveront à se débarrasser de Pence après la présidence de Trump. Car celui-ci songerait à se présenter en tant que candidat républicain à la présidence pour 2020 (ce qu'il a démenti) voire pour 2024.

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