Le personnel du Samusocial fait une heure de grève aujourd'hui pour s'opposer au retour de Pascale Peraïta

© RTBF

Aujourd'hui, 300 membres du personnel du Samusocial vont faire une heure de grève entre 10h et 11h. Ils veulent faire passer un message très clair: l'ancienne directrice Pascale Peraïta n'est plus la bienvenue. Après avoir été impliquée dans le scandale du Samusocial, elle a disparu pendant quelques temps mais maintenant elle compte bien revenir pour toucher ses indemnités de départ. Mais pour le personnel, ça ne va pas se passer comme ça. 

On ne peut pas être plus clair: tout le personnel du Samusocial abandonne aujourd'hui son travail pour montrer qu'il ne veut pas être à nouveau sous les ordres de Pascale Peraïta. C'est ce qu'écrit La Capitale. Pourtant, malgré tout, l'élue PS ne semble pas lâcher l'affaire si facilement. Un nouveau conseil d'administration a été élu, et Peraïta veut clairement reprendre la tête en tant que directrice après son congé sans solde.

C'est son avocat qui a porté ses intentions de comeback aux oreilles de tous. Avant de devenir présidente du CPAS de Bruxelles, Pascale Peraïta siégeait au Samusocial. Selon la loi, elle a le droit de reprendre son ancien boulot. Elle entend donc bien mettre fin à son congé sans solde au sein du Samusocial pour reprendre sa fonction de directrice. Ce congé avait pris cours quand l'ex-administratrice (son mandat a pris fin mardi soir) était passée du Samusocial à la direction du CPAS de Bruxelles.

Mais aujourd'hui, le personnel du Samusocial rejète cette intention de retour, comme tout le monde politique d'ailleurs, le PS inclu. Donc si Peraïta revient, elle risque de subir une énorme pression. Pour le moment c'est ce qu'elle compte faire, même si on ne sait pas si tout ça est définitif. Ce qui est sûr, c'est qu'au Samusocial, on veut pouvoir repartir sur de bonnes bases et passer à autre chose après l'ère Mayeur et Peraïta.

Droit à l'indemnité de départ

Il semblerait que Peraïta veuille revenir pour exercer ses droits d'employée et toucher des indemnités. En gros, tout ça signifie qu'elle pourrait s'en aller avec une indemnité de départ de 200.000 euros en raison de son ancienneté et du salaire élevé dont elle bénéficiait avant son départ.

Mais le nouveau conseil d'administration n'entend pas la laisser partir avec une telle somme. Pour éviter de devoir indemniser Peraïta, le CA a fait appel à un avocat spécialisé en droit social. Il a affirmé à La Capitale, qu'ils travaillaient "d'arrache-pied avec le conseil d'administration afin de trouver un sérum dans l'intérêt des travailleurs et du Samusocial". En tout cas, l'enjeux principal aujourd'hui, c'est que les travailleurs ne veulent pas la voir revenir.

Déjà lu?