Le gouvernement espagnol fait tout pour bloquer le référendum catalan: la moitié des bureaux de vote sous scellés

Dimanche doit avoir lieu le référendum pour l'indépendance de la Catalogne mais ça va être compliqué. Sur ordre du gouvernement espagnol, la police a fait fermer la moitié des bureaux de vote et le centre informatique électoral.

Les partisans du "Oui" le pressentaient: Madrid ferait tout son possible pour bloquer la tenue du référendum indépendantiste. Ces partisans ont même dormi dans des écoles pour être sûr que ces lieux serviraient bien de bureaux de vote. Mais la réponse du gouvernement espagnol est catégorique: il n'y aura pas de référendum.

Ce samedi 30 septembre, la police a mis sous scellés plus de la moitié des 2.315 bureaux de vote où le référendum est censé avoir lieu dimanche. Parmi ces bureaux mis sous scellés, 163 étaient occupés par des activistes indépendantistes. Farouchement opposé à cette consultation sur une possible indépendance de la région catalane, le gouvernement espagnol avait déjà fait interdire tout référendum sur cette question par la Cour constitutionnelle.

Services informatiques coupés

Des policiers sont venus ce matin au Centre des télécommunications et des technologies de l'information (CTTI) pour suspendre les services informatiques qui doivent être utilisés lors du référendum, écrit le journal espagnol La Vanguardia. Le gouvernement espagnol estime avoir de la sorte mis un coup fatal à ce "référendum illégal". Malgré les revendications du personnel, les forces de la Guardia civil continuent d'occuper les lieux.

Jordi Turull, le conseiller à la Présidence de Catalogne, a assuré que cette intervention ne toucheraient pas la logistique permettant de conter les votes du référendum. Par contre, il empêchera les citoyens de faire d'autres procédures. Lundi et mardi, il ne pourront pas payer leurs impôts ou introduire des demandes dans le registre de la CTTI.

Le préfet Enric Millo déclare dans le Washington Post que les autorités ont investi ce centre pour déconnecter les machines servant à comptabiliser les votes. Avec tous ces obstacles, le référendum pourra-t-il toujours avoir lieu? Certains, comme le fondateur de Wikileaks Julian Assange, proposent de tenir le référendum... sur Telegram. Olé!

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