Les virologues préviennent: une grosse épidémie de grippe pourrait sonner à notre porte cet hiver

Comme chaque année, les virologues essayent de prévoir l'arrivée de l'épidémie de grippe. Ils étudient les virus notamment pour mettre en place un vaccin. Cette année, ils prédisent une forte épidémie et rappellent l'importance du vaccin pour les groupes à risque. 

Il est encore un petit peu trop tôt pour le dire, mais selon les observations des virologues, la grippe pourrait bien frapper fort en Belgique cette année. "Il est impossible de prédire exactement quand elle arrivera et la gravité de celle-ci" explique à VTM Mark Van Ranst, professeur en virologie et d'épidémiologie à la KULeuven.

Toutefois, les virologues se basent notamment sur des observations historiques pour prévoir ce qui se passera dans notre pays. Dans le passé, les observations ont montré que l'épidémie de grippe qui passe par chez nous est parfois très semblable à celle qui frappe l'hémisphère sud. Or, on sait que l'Australie par exemple connait une saison grippale très forte cette année. "L'activité de la grippe dans l'hémisphère sud donne une indication sur ce qui se passera", précise le virologue flamand.

Les chiffres de la grippe sont déjà disponibles pour l'Australie, étant donné que c'est déjà l'hiver là-bas. Ceux-ci nous apprennent déjà deux choses: premièrement, il y a plus de cas que l'an dernier, deuxièmement on sait de quels types de grippes il s'agit, et quel virus domine. Par exemple, pour l'Australie, il s'agit surtout des grippes A/H3N2 et B/Yamagata.

Rappel du vaccin pour les groupes à risque

Chaque année, les virologues mettent une place un nouveau vaccin contre la grippe selon les informations qu'ils ont à son sujet. Et chaque année aussi, ils rappellent ô combien il est important de vacciner les groupes dits à risque. Il s'agit des personnes âgées, des femmes enceintes, des diabétiques (ou personnes qui souffrent de maladies chroniques), les patients atteints de troubles immunitaires ou de maladie neuromusculaire. Les enfants traités à l'aspirine sur le long terme, les personnes en surpoids ainsi que celles séjournant en institution font aussi partie de ces groupes à risque. Ils conseillent vivement au personnel médical ou aux personnes vivant sous le même toit que les groupes à risques de se faire vacciner aussi.

Le problème de la grippe, ce n'est pas tout d'être cloué au lit pendant une semaine avec de la fièvre. Pour les personnes appartenant aux groupes cités ci-dessus, ne pas se faire vacciner revient à prendre le risque de complications. Et c'est cette réalité que les virologues veulent mettre en avant. Ces personnes plus fragiles face au virus risquent de développer des pneumonies menant à l'hospitalisation, ou même, la mort.

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