Qui se ressemble s'assemble? Des élus N-VA iront à Barcelone pour soutenir l'indépendance de la Catalogne

Se dirige-t-on vers une rupture entre l'Espagne et la Catalogne? Un nouveau référendum est prévu le 1er octobre et il pourrait bien être historique. Mais pour y arriver, il faut parvenir à convaincre Madrid de laisser se dérouler le scrutin. C'est pas gagné mais les Catalans peuvent compter sur un soutien de choix: la N-VA. 

La relation entre l'Espagne et la Catalogne semble de plus en plus tendue. Et cette tension atteindra son paroxysme lors du référendum...Enfin, si le gouvernement espagnol le laisse se dérouler. Le scrutin est prévu dans deux jours et le pouvoir espagnol fait tout pour empêcher les Catalans de se rendre aux urnes. Il a d'ailleurs envoyé quelques 10.000 policiers supplémentaires sur place.

Mais que les Catalans ne s'inquiètent pas, ils peuvent compter sur un soutien de choix. En effet, des élus N-VA vont se rendre en Catalogne pour soutenir le mouvement indépendantiste, annonce la Libre. C'est que les Flamands et les Catalans ont beaucoup d'idées similaires "les liens entre la Catalogne et le parti (la N-VA ndlr) n'est pas nouveau" note un nationaliste dans La Libre de ce vendredi. Les hommes de Bart de Wever étaient restés étonnamment silencieux par rapport à la Catalogne...avant aujourd'hui.

"Aujourd'hui, nous sommes tous Catalans"

Plus le référendum approche, plus les élus N-VA prennent la parole. C'est par exemple le cas du président du parlement flamand Jan Peumans (N-VA): "Aujourd'hui, nous sommes tous Catalans" déclarait-il mardi dernier. Et comme ses homologues catalans, il dénonce le gouvernement espagnol qui sabote le scrutin: "Le pouvoir central à Madrid ferait mieux de traiter de manière démocratique les aspirations légitimes de la Catalogne et d’écouter la voix du peuple. Lorsque les résultats du référendum seront connus, tout le monde devra s’y plier, y compris l’Union européenne."

Mais comme les actes sont plus importants que les paroles, des élus N-VA se rendront sur place pour soutenir symboliquement le mouvement catalan. Ce sera le cas, par exemple, de Peter Luykx (député fédéral) ou encore Mark Demesmaeker (député européen). Mais attention, ils n'iront pas sur place sous la bannière N-VA. Ils y vont en leur propre nom. Cela n'empêche que Bart de Wever s'est positionné par rapport à ce référendum. Sur Twitter il déclarait "L’attitude de Madrid est stupide et inacceptable. Laissez voter les Catalans."

Bonne stratégie du parti

Se rendre en Catalogne semble être une bonne stratégie pour le parti nationaliste flamand. Même si en 2014 Bart de Wever promettait un statu quo communautaire pendant toute la durée de la législature, il faut tout de même s'assurer le soutien des membres les plus séparatistes du parti. Et quoi de mieux pour s'assurer leur support que de soutenir un mouvement séparatiste? C'est aussi une bonne manière de contrer le Vlaams Belang. Tout à y gagner, donc.

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