"Une démonstration de la détermination américaine": les États-Unis ont envoyé des bombardiers voler près de la Corée du Nord

Les États-Unis ont fait un nouvel usage de leurs forces en envoyant cette nuit des bombardiers voler tout près de la Corée du Nord. Le but de la mission était d'envoyer "un message clair" à Pyongyang, qui ne cesse de faire joujou avec les missiles nucléaires et de provoquer chaque jour un peu plus les Américains.

Les dernières provocations verbales de Kim Jong-un étaient de trop. Les États-Unis ont envoyé cette nuit un bombardier B-1B Lancer voler dans l'espace aérien international au-dessus des eaux situées à l'est de la Corée du Nord. Il a décollé depuis la base aérienne d'Andersen, sur l'île américaine de Guam dans le Pacifique, et a été escorté d'un chasseur F-15, qui a lui décollé d'Okinawa au Japon.

Ce n'est pas la première mission de ce genre, mais il s'agit d'une nouvelle "démonstration de la détermination américaine" et surtout d'"un message clair que le président dispose de nombreuses options militaires pour faire face à toute menace", avertit, dans un communiqué relayé par la presse internationale, la porte-parole du Pentagone Dana White. "Le programme d'armement nord-coréen est une menace grave pour la région Asie-Pacifique et la communauté internationale tout entière. Nous sommes prêts à utiliser toute la gamme de nos capacités militaires pour défendre les États-Unis et nos alliés", a-t-elle encore insisté.

"Ils ne seront plus là pour très longtemps"

Le contexte est de plus en plus tendu, mais il s'agit, pour l'instant, d'une guerre des mots, surtout. Juste avant, le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, a dénoncé à l’Assemblée générale de l'ONU les propos tenus par Donald Trump, qualifiant le président américain de "personne dérangée", "gangster", "mégalomane" et de "roi menteur". Il a ajouté que Trump "représente une des plus grandes menaces pour la paix" et est "en mission-suicide".

Le principal intéressé a répondu ce matin sur Twitter (comme à son habitude): "Je viens d'entendre le ministre des Affaires étrangères nord-coréen parler aux Nations Unies. S'il fait écho aux pensées du Petit Homme Fusée [ndlr: Kim Jong-un], ils ne seront plus là pour très longtemps."

100.000 manifestants à Pyongyang

Hier également, les Nord-Coréens sont descendus en masse dans les rues de Pyongyang pour manifester contre les États-Unis. Plus de 100.000 personnes y auraient participé, selon l'agence de presse de l'État KCNA, dans le but d'"anéantir les ennemis".

Petit rappel dans le temps, Trump avait traité vendredi sur Twitter Kim Jong-un de "fou qui s'en fiche d’affamer ou tuer son peuple" et avait promis de "le tester comme jamais auparavant". Le jour avant, il annonçait un renforcement des sanctions contre Pyongyang, tout en promettant devant l'ONU de "détruire totalement" la Corée du Nord en cas d’attaque contre l’Amérique ou ses alliés.

Et le dictateur communiste d'en mettre sa propre couche. Quelques heures avant, il avait répondu aux nouvelles sanctions américaines en déclarant qu'il allait lancer une bombe à hydrogène dans le Pacifique et qu'il allait "dompter par le feu ce vieux gâteux mentalement dérangé". Donald Trump "m’a insulté, moi et mon pays, sous les yeux du monde entier, et a livré la plus féroce déclaration de guerre de l’histoire", avait-il ajouté, selon une dépêche de l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

Bref, on est en pleine cour de récréation, sauf qu'il y a des armes nucléaires en jeu et que personne ne sait où ni quand ça va se finir.

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