Malgré tous les avertissements, Donald Trump continue à se payer la tronche de Kim Jong-un, "l'Homme Fusée"

Donald Trump s'est de nouveau connecté sur Twitter pour aller se payer la tronche du leader nord-coréen Kim Jong-un. Alors que Pyongyang a tiré un nouveau missile il y a à peine trois jours et que le monde entier s'inquiète de la non-efficacité des sanctions de l'ONU à son encontre. 

La tension ne cesse de monter entre les États-Unis et la Corée du Nord, mais Donald Trump ne peut s'empêcher d'en rajouter chaque fois une couche. Alors que la Chine et le reste du monde lui demandent vivement de faire profil bas, le président américain a sorti ses gros souliers et insulté le leader nord-coréen, comme toujours sur Twitter.

"J'ai parlé hier soir avec le président de la Corée du Sud, Moon [Jae-in]. Je lui ai demandé comment va l'Homme Fusée. De longues files de gaz sont en train de se former en Corée du Nord. Dommage!", a-t-il balancé hier dans un tweet, faisant directement référence aux nouvelles sanctions prises par l'ONU à son encontre. Lesquelles prévoient notamment un embargo sur les exportations de gaz vers le régime communiste.

"Si la Corée du Nord continue (...) elle sera détruite"

Ce nouveau tweet plein de sarcasmes est franchement mal venu. Pour rappel, Pyongyang a tiré il y a à peine trois jours un deuxième missile balistique qui est passé au-dessus du Japon. Un peu plus tôt, le régime de Kim Jong-un a effectué son sixième test nucléaire et affirmé avoir réussi à miniaturiser suffisamment la bombe H pour la porter sur un missile. Se félicitant de son dernier tir, le leader communiste s'est vanté ce week-end être proche de détenir l'arme nucléaire et d'atteindre son objectif ultime qui est "un équilibre des forces militaires" avec les États-Unis.

Face à ces déclarations, le reste de la Maison-Blanche et le Pentagone envisagent de plus en plus de passer à l'option militaire. "Si la Corée du Nord continue avec ce comportement imprudent et si les États-Unis doivent se défendre ou défendre leurs alliés, alors la Corée du Nord sera détruite", a par exemple déclaré l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, à CNN. "Nous savons tous cela mais aucun d'entre nous ne veut cela. Personne ne veut la guerre. Mais... il va falloir faire quelque chose", a-t-elle poursuivi.

La républicaine serait même prête à envisager l'option militaire. "Nous essayons d'utiliser chaque option diplomatique... [mais] nous avons épuisé presque toutes les choses que nous pouvons faire au Conseil de sécurité", déplore-t-elle. "Je serais tout à fait heureuse de donner la parole au général Mattis [ndlr: le secrétaire à la Défense, James Mattis], parce qu'il dispose de nombreuses options militaires. Nous voulons d'abord épuiser toutes les options diplomatiques pour attirer son attention et si cela ne fonctionne pas, le général Mattis s'en occupera", a-t-elle enfin averti.

Tu l'auras compris, le contexte ne se prête franchement pas aux blagues de mauvais goût.

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