"Avec moi, il y a toujours quelque chose qui ne va pas": Nainggolan se livre sur sa non-sélection et Roberto Martinez

Vendredi dernier, Roberto Martinez chahutait le monde du foot belge en ne sélectionnant pas Radja Nainggolan pour les deux matchs de qualif pour la Coupe du monde contre Gibraltar et la Grèce. Entre temps, on a appris que le milieu de terrain de l'AS Rome envisagerait d'arrêter sa carrière internationale. Il a tweeté un message contradictoire mais globalement le clan Nainggolan est resté plutôt silencieux. Mais aujourd'hui, De Morgen a publié une longue interview du joueur anversois. 

Si la logique est respectée, la Belgique devrait s'en sortir contre Gibraltar et la Grèce. A priori, on devrait réussir à passer ces deux matchs sans Radja Nainggolan. Mais la consternation collective qu'a provoqué la décision de Roberto Martinez était plutôt liée à la façon de faire du sélectionneur. Martinez avait expliqué que ce n'était pas une punition et qu'il n'avait rien contre Radja, qu'il choisissait ses joueurs objectivement. Pour le principal intéressé, tous les joueurs ne sont pas logés à la même enseigne: "Au final, il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Une fois c'est parce que je bois, une autre fois parce que je fume et maintenant, mon implication et ma concentration ne serait pas suffisante. C'est toujours pour ma pomme."

"Je ne suis pas le seul joueur qui fume"

En effet pour se justifier, Martinez a indiqué que Nainggolan n'était pas assez concentré lors des précédents matchs des Diables Rouges. Mais d'un autre côté, plusieurs analystes parlent de punition à cause d'un retard du joueur anversois à une séance de théorie avant le match contre l'Estonie. "C'est vrai oui, j'étais en retard" admet Nainggolan? "mais d'une minute seulement!" Selon lui, ce n'est pas une excuse pour ne pas le sélectionner: "Ce n'est pas la première fois qu'un joueur est en retard." Il regrette donc une nouvelle fois ce système d'un poids deux mesures du coach fédéral.

Martinez l'avait prévenu: ceux qui arriveront en retard commenceront comme remplaçants. Martinez veut agir avec force sur son effectif mais Nainggolan trouve cela exagéré: "Cela n'aurait pas pu être réglé en discutant?"

La réputation de fumeur, fêtard et rebelle de Nainggolan n'a pas joué en sa faveur. Selon lui, ce n'est pas un problème de perception et de réputation. Il a déjà reconnu publiquement qu'il fumait et qu'il aimait boire un verre de temps en temps, "Mais combien de joueurs font la fête? Combien de joueurs ne boit jamais? Croyez-moi, je ne suis pas le seul joueur qui fume. Je suis juste honnête", voila qui est clair.

Ce qui joue en sa faveur, par contre, ce sont ses prestations sur le terrain: "Malgré mon style de vie, je me donne toujours à 120% sur le terrain. Ce n'est pas ça le plus important?" Il faut dire qu'avec l'AS Roma, Radja a confirmé qu'il était un des meilleurs joueurs de Serie A. "Il n'y a aucune raison de me laisser à la maison" estime-t-il. Vu ses performances en club, cette non-sélection a été incompréhensible pour une majorité de personne. C'est un titulaire indiscutable à Rome et beaucoup de Diables ne peuvent pas en dire autant. "Le coach a expliqué que pour être repris, nous devons jouer avec nos clubs dans les meilleures compétition. Et moi je ne suis pas repris alors que d'autres le sont."

"J'ai peur de rater ma deuxième Coupe du Monde d'affilée"

Si Martinez continue sur sa lancée et qu'il ne sélectionne pas Radja pour les matchs de qualif suivants, il risque également de rater la Coupe du monde, ce qui serait pénible pour le natif d'Anvers. Parce que oui, Wilmots s'était déjà passé de lui pour aller au Brésil en 2014. Une deuxième Coupe du monde loupée d'affilée serait un désastre pour Nainggolan: "Je commence à avoir peur" dit-il honnêtement. "Il se pourrait que je ne sois pas présent en Russie. Et ce malgré mes performances à l'Euro 2016. Mais visiblement elles n'ont pas été assez bonnes..."

Il y a eu des rumeurs qui envoyaient le "Ninja" à la retraite internationale. Cependant, il a réfuté ses rumeurs sur Twitter. Il le confirme de nouveau: "Je ne m'arrête pas, ne vous en faites pas. Mais je dois avouer que j'y ai sérieusement pensé." Radja ne regardera pas le match contre Gibraltar, un pays que la Belgique avait écrasé 0-6 au match aller. Par contre, il sera au rendez-vous contre la Grèce, le principal concurrent à la qualification de notre poule. Mais sera-t-il sur le terrain ou devant sa télé pour les prochains matchs contre Chypre et la Bosnie? "Tôt ou tard, des excuses seront faites et je serai de retour."

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