L'homme abattu à Bruxelles pour avoir agressé des militaires avait fait un séjour en hôpital psychiatrique

Vendredi, un trentenaire belge d'origine somalienne a agressé trois militaires à Bruxelles avant de se faire abattre. Son avocat, Me Norbert Demeulenaere, a expliqué à la VRT et à Belga qu'il avait passé plusieurs semaines dans un hôpital psychiatrique.

"Il ne montrait alors aucun signe de radicalisation mais ses problèmes psychiatriques l'ont peut-être rendu vulnérable à la manipulation", a déclaré Me Demeulenaere. L'agresseur travaillait comme soudeur à Eeklo, en Flandre. Le 7 avril dernier, il s'en était déjà pris à ses collègues avec un tournevis.

Interpellé suite à cet incident, il avait été admis en hôpital psychiatrique pour un séjour de deux semaines et demie. Avant de retourner à son travail, l'homme avait été consulter son avocat. Ne comprenant pas ce qu'il racontait, Me Demeulenaere avait fini par contacter son employeur. En apprenant ce qu'il s'était réellement passé, l'avocat avait insisté pour que l'ex-soudeur retourne en soins psychiatriques.

Aucun signe de radicalisation

"Il disait qu'il avait été harcelé et qu'il s'était défendu. Il racontait aussi que les harceleurs l'avaient épié chez lui alors qu'il habite au septième étage", raconte l'avocat. "C'est pourquoi j'ai fortement soupçonné qu'il avait un problème psychiatrique et que je l'ai ramené à l'hôpital à Eeklo." Seulement, l'homme a refusé de retourner à l'hôpital.

L'avocat ajoute l'avoir aidé à obtenir une indemnité-maladie et l'avoir poussé à se trouver un nouvel emploi. Mais l'individu a coupé les ponts vers la mi-mai. "Je ne sais pas ce qu'il a fait depuis", déplore l'avocat. "Je n'ai détecté chez lui aucun signe de radicalisation. (...) Il a cependant dû se produire quelque chose sinon il n'aurait pas attaqué ces militaires vendredi. Il est possible que ses problèmes psychiatriques l'aient rendu vulnérable et qu'il ait été manipulé."

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