Donald Trump se fait allumer en ne dénonçant pas l'extrême-droite suite aux violences de Charlottesville

Ce week-end, tous les regards étaient tournées vers Charlottesville, théâtre d'un triste spectacle lors d'un rassemblement d'extrême droite. La manifestation a tourné au cauchemar quand une voiture a foncé dans la foule et tué une femme de 32 ans. Donald Trump a réagi mais pas assez fermement: il n'a pas dénoncé directement les suprématistes blancs et a provoqué une avalanche de critiques, même dans son propre camp. 

Ce week-end, Charlottesville en Virginie est devenue le centre de toutes les attention. Un rassemblant d'extrême droite a tourné au cauchemar quand des affrontements ont éclaté entre des groupes de suprématistes blancs et des anti-racistes. Une voiture a foncé dans la foule faisant 19 blessés et une victime de 32 ans. La réaction de Donald Trump était très attendue mais n'a pas répondu aux attentes de beaucoup de personnes.

Ce dimanche, dans un communiqué officiel de la Maison Blanche, Donald Trump a dénoncé "toute forme de violence" y compris "bien sûr" celle des suprématistes blancs. Au lieu de fermement dénoncer ce type de manifestations d'extrême-droite, il a décidé de faire état de violences de "plusieurs côtés", ne voulant pas se mettre à dos une grosse partie de son électorat. "Nous devons TOUS nous unir et condamner tout ce qui représente la haine. Il n'y a pas de place en Amérique pour ce type de violences" a déclaré le président dans un tweet. Pas un mot sur l'extrême-droite, donc.

Du pain bénît pour l'extrême-droite

En ne dénonçant pas l'extrême-droite, il a renforcé le soutien que les néo-nazis et suprématistes blancs lui accordaient déjà. Sur le site Daily Stormer, voué à "répandre l'antisémitisme, le néo-nazisme et le nationalisme blanc", on peut lire une déclaration d'amour envers le pensionnaire de la Maison Blanche. "Il nous aime" déclare le fondateur du site Andrew Anglin. "Lorsqu'on lui a demandé de condamner, il est sorti de la pièce. Que Dieu le bénisse."

Par contre, du côté du Congrès, Donald Trump s'est fait plein de nouveaux ennemis. Par exemple, le sénateur républicain Gory Gardner a demandé au président "de nommer le mal par son nom" en désignant tout acte de racisme: "Ce sont des suprématistes blancs et c'était du terrorisme domestique". Nancy Pelosi, leader démocrate à la Chambre des représentants a interpellé Donald Trump sur Twitter: "Répétez après moi, Donald Trump: les suprématistes blancs sont un affront pour les valeurs américaines". Même son de cloche pour à peu près tout le monde politique. Donald Trump a donc préféré le soutien de l'extrême-droite plutôt que de ses pairs politiques. Bonne stratégie?

Ivanka Trump pour relever le niveau

La fille de Donald Trump Ivanka a choisi une autre stratégie. Elle a décidé de clairement dénoncer le racisme et de mettre l'ambigüité que cultive son père par rapport à l'extrême-droite au placard. Dans une série de tweets, la conseillère du président affirme qu'il n'y a pas de place dans la société américaine pour de telles idées.

Maintenant, des questions peuvent se poser suite à ces terribles évènements. On peut se demander si le mouvement "America First" de Donald Trump ne favoriserait pas le développement de l'extrême-droite aux États-Unis. En tout cas, ce n'est pas les récentes déclarations du président qui viendront prouver le contraire...

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