Le réchauffement climatique est trop violent et la Terre ne pourra pas s'en remettre

Une sécheresse généralisée, des conditions climatiques extrêmes et une augmentation dangereuse des niveaux de la mer...: l'humanité pourra difficilement éviter tout cela. Selon deux nouvelles études scientifiques, la population terrestre n'a qu'une chance sur cent de stopper le réchauffement climatique.

Il y a de très fortes chances pour qu'à la fin de ce siècle, la température globale terrestre ait augmenté d'au moins 2 degrés Celsius. Ou de 3,6 degrés Farenheit. Et ce malgré les différents accords sur le climat qui ont été signés dans le but de réduire les émissions de gaz à effets de serre.

Deux études scientifiques publiées dans le journal Nature Climate Change arrivent à la même conclusion par des méthodes différentes: si l'on ne fait rien, la météo va terriblement se dégrader, il y aura de plus en plus de sécheresse un peu partout et le niveau des mers pourrait sérieusement augmenter. Avec toutes les conséquences désastreuses que cela pourrait entraîner.

1,5 degré, c'est la limite à ne pas dépasser que se sont fixés les dirigeants en signant les accords de Paris. C'est une augmentation de température au delà de laquelle le réchauffement ne peut plus être arrêté. Et il y a 99% de risques que nous franchissions cette limite avant 2100.

Quasiment irréversible

Le souci, c'est que ce processus de dégradation planétaire est quasiment irréversible. Même en stoppant soudainement toutes les sources de production de gaz à effet de serre, "l’augmentation de la température est probablement de 2 °C à 4,9 °C, avec une valeur médiane de 3,2 °C", écrivent les experts.

"Dans l'ensemble, les objectifs exprimés dans l'accord de Paris sont ambitieux mais réalistes. La mauvaise nouvelle est qu'il est peu probable qu'ils suffisent pour atteindre l'objectif de réchauffement de moins de 1,5 degré", explique le professeur Adrian Raftery, de l'Université de Washington, qui a dirigé l'une des deux études.

Millions de morts

La hausse des températures et les variations météorologiques entraîneraient une réduction de la qualité de l'air et de la nourriture. Cela augmenterait la contamination des eaux, ce qui signifie plus d'infections véhiculées par les moustiques et les tiques. Sans compter les conséquences sur la santé mentale que cela causerait, rappelle le Medical Society Consortium.

Actuellement, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que 12,6 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution et des conditions météorologiques extrêmes. Mais cette augmentation de 2 degrés pourrait entraîner encore plus de morts. Jusqu'à 250.000 décès en plus par an, prédit CNN.

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