Les États-Unis sanctionnent le Venezuela: "Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple"

Cette fois, c'est clair. L'administration Trump s'oppose officiellement au régime Maduro. Le gouvernement américain a gelé les avoirs du Président du Venezuela aux États-Unis et pris des sanctions économiques contre le pays d'Amérique du Sud. 

Au moins dix personnes ont perdu la vie dans des affrontements avec les autorités au Venezuela ces derniers jours. Elles prenaient part à des manifestations de masse pour s'opposer à l'élection d'une Assemblée constituante ce dimanche. Cette répression violente a poussé les États-Unis à prendre des sanctions contre ce petit pays producteur de pétrole.

"Les élections illégitimes d'hier confirment que Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple vénézuélien" a dénoncé le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Il a ajouté que la Maison Blanche gèlerait "tous les avoirs" que possèdent le président du Venezuela aux Etats-Unis. Les entreprises et les particuliers américains sont dorénavant interdits de faire affaire avec Maduro.

Pas peur de l'Empire

Mais le successeur de Hugo Chavez n'a pas eu l'air impressionné: "les sanctions de l'empire ne me font pas peur" a-t-il déclaré lundi lors d'un discours télévisé. L'élection controversée du week-end était un "vote pour la révolution". "L'empereur Donald Trump a pris des décisions contre moi qui montrent son désespoir et sa haine", a affirmé Maduro.

"Je n'accepte pas les ordres des gouvernements étrangers et ne le fera jamais ... Sanctifiez-moi comme vous le souhaitez, mais le peuple vénézuélien a décidé d'être libre et je suis le président indépendant d'une nation libre".

Assemblée constituante

La nouvelle assemblée constituante du Venezuela aura le pouvoir de réécrire la constitution et de dissoudre l'Assemblée nationale contrôlée par l'opposition. Mais cette nouvelle constitution devrait surtout renforcer la position et le pouvoir du président.

La coalition de l'opposition, qui a boycotté les élections, a déclaré que 88% des électeurs s'étaient abstenus de voter et elle a refusé de reconnaître l'élection. Plusieurs pays voisins, comme le Pérou, ont également refusé de reconnaître l'élection. Les responsables électoraux ont déclaré que la participation était de 41,5%.

C'est ce qui a poussé le conseiller américain à la Sécurité nationale, HR McMaster, à affirmer que le leader vénézuélien avait rejoint le "club exclusif" des gros dictateurs. Club parmi lequel on trouve le président syrien Bashar al-Assad, le dirigeant de la Corée du Nord Kim Jong-un et le président du Zimbabwe Robert Mugabe.

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