"La Corée du Nord est une menace sérieuse", Japon et USA s'accordent pour accroître la pression sur Pyongyang

Vendredi dernier, la Corée du Nord procédait à un énième test de missile. Selon Kim Jong-un, le leader nord-coréen, le régime de Pyongyang peut désormais frapper les USA "n'importe où et n'importe quand". Du coup, Donald Trump et le premier ministre japonais Shinzo Abe ont discuté par téléphone et ont décidé d'accroître la pression sur Pyongyang. Ils sont prêts à convaincre d'autres pays à les rejoindre, à commencer par la Chine. 

Il fallait s'attendre à une réaction américaine suite au test de missile nord-coréen de vendredi dernier. C'est désormais fait. En effet, Donald Trump et le premier ministre japonais Shinzo Abe se sont entretenus par téléphone ce dimanche et leur constat est claire: la Corée du Nord est "une menace sérieuse et grandissante pour les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et d'autres pays proches ou lointains" selon un communiqué de la Maison Blanche.

Lors de cette discussion téléphonique, les deux dirigeants se sont mis d'accord pour " accroître la pression économique et diplomatique sur Pyongyang et à convaincre d'autres pays d'en faire de même." Par là, ils visent indirectement le Chine qui, selon Donald Trump, ne fait rien pour contenir la Corée du Nord.

Mauvaise stratégie américaine?

Si Donald Trump et ses alliés imposent de nouvelles sanctions à Pyongyang, pas sur que ça arrange vraiment les choses. En effet, le régime nord-coréen avait déclaré, concernant son dernier test de missile qu'il "était destiné à à envoyer un sévère avertissement aux États-Unis, qui multiplient les remarques insensées, agitent frénétiquement des sanctions et une campagne visant à faire pression sur Pyongyang" a déclaré le ministère des affaires étrangères nord-coréen.

En tout cas, les sanctions ne viendront pas de l'ONU. La représente américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, a décrété qu'il était inutile de réunir le Conseil de Sécurité puisque Pyongyang ne cesse de violer les résolutions de l'ONU. Mais est-ce réellement nécessaire de continuer à imposer les sanctions au lieu de négocier comme la Chine le fait et comme les experts le recommandent? Ce n'est visiblement pas le point de vue de Donald Trump...

Tout miser sur la Chine

La clé de cet épineux dossier, c'est la Chine. Malheureusement, les Chinois ne répondent pas aux attentes de Donald Trump: "Je suis très déçu par la Chine (...) ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler" a-t-il déclaré ce samedi "Nous ne permettrons plus que cela continue. La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!" a-t-il ajouté.

En effet, la Chine est le principal allié de Kim Jong-un, ils ont donc pas mal d'influence dans le nord de la Corée. Le truc, c'est qu'ils utilisent une stratégie différente des États-Unis en privilégiant le dialogue et ça n'a pas l'air de plaire à Donald Trump. Le président américain veut à tout prix que Pyongyang n'accède pas à l'arme nucléaire, il aimerait donc que la Chine mette plus de pression sur son allié nord-coréen.

Mais ça va plus loin que ça. Pour les États-Unis, la Chine a une responsabilité dans ce dossier. C'est en tout cas ce qu'a déclaré le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson: "en tant que soutiens économiques du programme nucléaire balistique de Pyongyang, Pékin, et également Moscou, portent une responsabilité spéciale dans l'aggravation de cette menace." Alors, en plus de plusieurs rencontres diplomatiques et négociations, il faut s'attendre à des mesures militaires de la part de Washington pour protéger son territoire surtout si Pyongyang poursuit ses essais de missile. Tu l'a compris, c'est bien la Corée du Nord qui anime les relations internationales cette année.

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