Un accord pour un nouveau gouvernement wallon a été trouvé: voici le casting le plus probable

On y est. Plus d'un mois après la décision de Benoît Lutgen et du cdH, la Wallonie va pouvoir se trouver un nouveau gouvernement. Tout est réglé: Lutgen et Olivier Chastel, son homologue du MR, ont annoncé un accord et une conférence de presse est prévue ce mardi. Le casting sera discuté ce mercredi mais on peut déjà l'esquisser: quelques têtes bien connues devraient se mettre sur le devant de la scène. 

Semaine décisive pour la Wallonie. Un accord entre le cdH et le MR est intervenu ce mardi en vue de constituer un gouvernement. Ce sera donc sans Ecolo, occupé à d'abord régler les problèmes de gouvernance avec DéFi.

Qui pour prendre la place de Magnette?

Mercredi, libéraux et centristes devraient se mettre au tour de la table pour discuter casting. On connait déjà les grandes lignes du gouvernement à venir. A commencer par le ministre-président: la place irait à Olivier Chastel qui sera à la tête du groupe majoritaire (MR). Il faudra toutefois lui trouver un remplaçant à la tête du parti. A moins que les Libéraux ne décident de placer Jean-Luc Crucke, député wallon expérimenté.

Autre nom qui circule: Willy Borsus. Mais Régis Dandoy, politologue à l'UCL, faisait remarquer à la RTBF que Charles Michel ne devrait pas lâcher son poulain au fédéral. Willy Borsus y est ministre des Classes moyennes, des PME et de l'Agriculture: "Il y a déjà eu deux démissions sur ces trois dernières années au niveau du gouvernement fédéral donc ça commencerait à faire beaucoup. Il faut probablement chercher des ministres MR en dehors du fédéral."

Au niveau des ministres, Le Soir indique que le casting devrait être serré. La bonne gouvernance a fait son petit bout de chemin et le nombre de cabinet devrait être réduit. Si l'actuelle équipe cdH-PS compte huit ministres, on pourrait passer à sept.

L'heure des quinquas au MR

Du côté du MR, Pierre-Yves Jeholet, chef de groupe au parlement wallon devrait recevoir un portefeuille. Au même titre que Jean-Luc Crucke (à moins qu'il ne devienne ministre-président). On parle aussi de Valérie De Bue, députée wallonne qui monte, ou encore d'Hervé Jamar, l'actuel gouverneur de la province de Liège. Des provinces que le MR voudrait d'ailleurs réformer au passage. Il y a aussi Christine Defraigne, actuelle présidente du Sénat, et enfin la jeune garde qui pourrait être représentée par l'impétueux Georges-Louis Bouchez, qui a encore donné des boutons à Elio Di Rupo la semaine dernière.

Au niveau du cdH, Benoît Lutgen ne se verra pas donner le rôle de vice-Premier. Il ne devrait pas être ministre non plus selon les dernières infos. Tant Olivier Chastel que Benoît Lutgen se verraient bien rester présidents de parti alors qu'il ne reste qu'un an effectif pour prendre des décisions majeures au niveau wallon. Après, la place sera laissée à la campagne électorale. La base veut néanmoins qu'ils se mouillent, note Le Soir, car ils ont négocié seuls.

Les mêmes têtes au cdH?

Du côté humaniste, le casting pourrait rester le même que le président avec Maxime Prévot, ministre de la Santé, des Travaux publics et de l'Action sociale. Il y a aussi Carlo Di Antonio, ministre apprécié de l'Environnement et de l’Aménagement du territoire mais qui pourrait bouger aux dernières nouvelles. Et enfin René Collin, ministre de l'Agriculture du Tourisme appelé en renfort à l'époque et qui devrait rester en place. Le dilemme est simple: changer les têtes comme signal pour rompre avec la précédente majorité. Ou laisser ces hommes en place vu qu'il ne reste que peu de temps avant les prochaines élections. Parmi les nouvelles têtes, on pourrait voir débarquer Alda Greoli, actuelle ministre de la Culture à la FWB. Tandis que le sort réservé à André Antoine, président du parlement, n'est pas encore connu, lui qui a toujours aimé taquiner le MR.

Le casting du gouvernement wallon est aussi rendu difficile par les incertitudes qui règnent à Bruxelles et en Fédération Wallonie Bruxelles. DéFi et Ecolo ont récemment indiqué qu'ils ne voulaient pas se lancer dans de nouvelles négociations. Les équipes actuelles (avec le PS) pourraient donc rester en place, ce que privilégie d'ailleurs DéFi à Bruxelles. Conséquence: on pourrait se retrouver avec des majorités différentes à chaque niveau de pouvoir du côté francophone.

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