Tu pourras finalement faire une faute grave à ton examen théorique pour ton permis, mais pas une de plus

On ne l'attendait plus. Le vieux projet cdH-PS relatif à la réforme du permis de conduire vient d'être approuvé par le gouvernement wallon. Par rapport au texte initial, la Wallonie fait marche arrière concernant l'examen théorique: une seule faute grave ne te fera plus rater ton examen. Mais deux oui. 

Le gouvernement wallon a enfin approuvé la réforme sur le permis de conduire (permis B). Ce projet de loi devrait être applicable début 2018 et il modifiera quelques points concernant l'examen théorique et pratique.

Une faute grave, pas deux

Pour le premier des deux, le gouvernement wallon voulait d'abord sanctionner d'un échec chaque aspirant qui commettait une faute grave (troisième degré: franchir une ligne blanche, priorité de droite, brûler un feu rouge... ou quatrième degré: dépasser par la gauche dans une côte ou dans un virage, passage à niveau non-respecté, marche arrière sur l'autoroute...). Il y aura maintenant une certaine tolérance, mais dès la deuxième faute grave ce sera l'échec.

"Après avis du Conseil supérieur wallon de la Sécurité routière, il est convenu que deux erreurs aux questions relatives aux infractions du troisième degré ou du quatrième degré entraîneront l'échec automatique à l'examen théorique", indique le ministre wallon de la Sécurité routière Maxime Prévot (cdH) dans un communiqué.

Un examen pratique remis au goût du jour

Concernant l'examen pratique, le gouvernement wallon qui vit ses derniers jours n'a pas modifié les nouvelles règles. Des nouveaux éléments seront évalués comme la perception des risques, l'écoconduite ou encore l'autoévaluation.

L'examen intégrera aussi progressivement les nouvelles technologies comme le GPS, l'assistance pour se garer ou la caméra de recul. On notera encore que la filière libre sera maintenue mais mieux encadrée, "de manière à ce que le guide et l’apprenti conducteur reçoivent une formation d’introduction, un document de formation", expliquait Maxime Prévot en novembre dernier.

Le but de cette réforme, après celle établie en Flandre, est de sensibiliser les jeunes conducteurs pour faire baisser le taux de mortalité sur les routes. "En Wallonie, comme en Belgique d’ailleurs, l’insécurité routière est la cause de mortalité de plus de 25% des hommes de 10 à 29 ans et de plus de 25% des jeunes filles de 15 à 19 ans", souligne Maxime Prévot. Des chiffres qui font bien flipper.

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