La bonne nouvelle de la journée: la jeune Saoudienne arrêtée parce qu'elle portait une mini-jupe a finalement été libérée

Khulood, la jeune femme qui se baladait en mini-jupe dans un fort historique en Arabie saoudite, a finalement été blanchie et relâchée. Elle avait été arrêtée par la police mardi, suite à la vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Gros soulagement, reste à voir si l'énorme scandale qu'elle a suscité dans tout le pays va se calmer.

C'était la grosse polémique de la semaine. Khulood, une jeune mannequin saoudienne, avait été filmée sur Snapchat, en train de marcher dans le fort historique d'Ushaiqer, un village particulièrement conservateur situé à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Riyad.

Le souci, c'est qu'elle se baladait sans voile, habillée d'un t-shirt qui dévoilait son nombril et d'une mini-jupe. En quelques heures, les images ont fait le tour des réseaux sociaux, déchaîné les internautes, et la jeune femme s'est fait arrêter mardi par la police, telle une criminelle.

Soulagement, elle a finalement été libérée le soir-même et n'a pas été inculpée. Après l'avoir auditionnée, le procureur a décidé de clôturer son dossier, a ainsi indiqué le ministère saoudien de l'Information dans un communiqué relayé dans la presse du monde entier. Que risquait-elle? Une amende salée, des coups de fouet, la lapidation... Va savoir.

Sans son consentement

La jeune femme a reconnu que c'était bien elle qui se promenait dans les vidéos, mais a affirmé que les images avaient été postées sur les réseaux sociaux sans son consentement. Et ce serait pour cette raison que les charges à son encontre ont été abandonnées, toujours selon le communiqué du ministère.

Une épine hors du pied? Elle a tout de même subi - et subit toujours - un lynchage sur les réseaux sociaux, certains internautes appelant à la poursuivre en justice pour entorse aux règlements du royaume. Hélas, les femmes sont loin d'être libres en Arabie saoudite. Elles ne peuvent sortir dans la rue sans l'abaya noire, l'habit traditionnel qui les recouvre de la tête aux pieds. Elles n'ont pas non plus le droit de conduire ni de travailler, entreprendre des études et voyager à l'étranger sans l'aval de leur père, leur mari ou un tuteur masculin.

Bienvenue en 2017...

Voilà la vidéo en question:

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