Le Travel Ban de Trump commence aujourd'hui: qui est encore admis sur le territoire américain et qui ne l'est pas?

Le fameux Travel Ban de Trump est entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi. Les ressortissants de certains pays ne pourront plus entrer sur le territoire américain à moins de justifier une relation valable avec un habitant. Mais qu'est-ce qui se cache derrière ce terme?

C'est cette nuit à 20h heure locale (2h, heure belge) que le fameux Travel Ban de Donald Trump est entré en vigueur partiellement. Les ressortissants de l’Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan, de la Syrie et du Yémen ainsi que les réfugiés du monde entier ne peuvent plus accéder au territoire américain.

Lundi, il y avait eu un gros revirement de situation: la Cour suprême des États-Unis a donné son accord pour une mise en place partielle du Travel Ban et se donne jusqu'à l'automne pour l'examiner plus en profondeur. Le décret avait pourtant été rejeté par quatre juges auparavant et suspendu deux fois. Initialement, il aurait dû prendre effet le 16 mars.

La Cour a instauré une limite au Travel Ban: les personnes qui peuvent justifier une "relation valable avec une personne ou une entité aux États-Unis" peuvent rentrer sur le territoire.

Qui exactement?

Par relation valable, on entend mari, épouse, enfant, gendre, belle-fille, frère ou sœur. L'autorisation ne s'applique pas aux grands-parents, petits-enfants, oncles, tantes, nièces, neveux, cousins, beaux-frères ou belles-sœurs. Les fiancés étaient d'abord placés dans la catégorie exclus pour être finalement autorisés. Les catégories semblent donc un peu confuses.

La relation doit être "formelle, documentée et avoir été établie dans des circonstances ordinaires plutôt que dans l'objectif d'échapper au décret" ont expliqué les responsables gouvernementaux.

Un étudiant qui intègre une université américaine ou un salarié qui a été recruté par une entreprise locale pourra également se rendre sur le territoire américain.

Pas de bordel dans les aéroports aux États-Unis

"Les personnes qui ont des visas et qui se présentent aux portes d'entrée d'un vol, d'un navire ou d'un autre moyen de transport seront autorisées à entrer aux États-Unis, à moins qu'il n'y ait une autre raison de ne pas être autorisées", a déclaré un haut responsable de l'administration aux journalistes. Le tri devrait donc se faire dans les ambassades à l'étranger et ne pas créer de problèmes dans les aéroports américains selon le haut responsable. Mais on se souvient quand même du bordel qu'avait créé la mise en place de la première version du décret le 27 janvier dernier...

Déjà lu?