Le MR lorgne le poste de Paul Magnette (PS) et espère encore convaincre Ecolo et Défi

En pleine négociation, Olivier Chastel (MR) a livré son sentiment au Soir et ce matin sur la Première. S'il espère encore convaincre Ecolo et Défi pour constituer de nouvelles majorités au sein des trois entités fédérées, le président du MR lorgne déjà le poste de ministre-président de la Région wallonne.  

"Je ne suis pas encore à l’heure du verdict", "ce n’était pas une négociation": Olivier Chastel a répété à qui veut l'entendre que les discussions étaient toujours en cours et que les futures majorités, ce n'était pas encore pour demain.

En fait, le président des libéraux veut encore croire à une majorité MR-cdH-Ecolo-Défi au sein des parlements wallons, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles "puisqu’on sait que, mathématiquement, à part une courte avance en Wallonie, MR-cdH n’ont pas de majorité à la Fédération, encore moins à Bruxelles", s'est-il expliqué dans les colonnes du Soir. Il ne veut en tout cas pas se précipiter sur la Wallonie et aviser ensuite pour les autres niveaux de pouvoir.

15 à 16 mesures communes en matière d'éthique

Et Olivier Chastel est plutôt confiant: "Je dirais que sur la vingtaine de mesures globalement que les familles politiques mettent en avant en matière d’éthique et de transparence, il y en a quinze ou seize qui sont assez communes." C'est le cas pour les conflits d'intérêts, la réduction du nombre de mandats et la rationalisation des structures et des institutions (suppression des provinces). Le président du MR n'oublie pas pour autant les priorités de sa famille politique en matière d'enseignement, d'économie, de mobilité, d'emploi, de fiscalité et de logement.

Le principal point de blocage se cristallise toujours autour du décumul intégral. Olivier Chastel a répété qu'il voulait le limiter pour les communes de plus de 50.000 habitants, mais il n'en fait pas pour autant un point de blocage et se dit "ouvert à la discussion". Mais ça ne sera pas pour maintenant, du moins pas avant la constitution de nouvelles majorités.

Un ministre-président libéral dans chaque entité?

Justement, est-ce que le président du MR se donne une date butoir? Non, car il veut maximiser les chances d'une coalition. Il se dit prêt à travailler tout l'été mais il sait aussi que la situation socio-économique de la Wallonie et de Bruxelles est précaire: "On n’a pas le loisir de rester longtemps sans exécutifs avec des pleins pouvoirs", s'est inquiéter toujours pour Le Soir.

En cas d'accord en Région Wallonne, les libéraux lorgneraient le poste de Paul Magnette, toujours ministre-président du sud du pays. Et à Bruxelles? Olivier Chastel ne dit rien revendiquer mais indique que "si d’aventure des gouvernements devaient se former, ce serait logique que le ministre-président soit libéral".

Reste toutefois à convaincre Défi dans ce cas, mais ça ne sera pas simple. Olivier Chastel estime que les revendications d'Olivier Maingain sont trop strictes (avec l'éviction de Joëlle Milquet) et que le président de Défi "se scotche au PS" (voir tweet) pour sauver l'ancienne majorité. Olivier Chastel "espère" toutefois se tromper mais ce n'est clairement pas un bon signal.

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