Les contrôles chez Ryanair? Ce n'est pas pour tout le monde: certains en sont dispensés et ça crée des failles dans la sécurité

Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne quand on parle de contrôle de sécurité. La Libre s'est fourni un rapport rédigé par Ryanair: il met en cause les privilèges de certains fonctionnaires wallons. Pour les employés, cette absence de contrôle pour certaines personnes crée une faille dans la sécurité.

"Alors que je faisais la file pour passer les contrôles de sécurité, la personne devant moi est passée au détecteur de métal avec des objets tels qu’une veste, un sac en plastique et un sac à dos. L’alarme s’est enclenchée sans aucune réponse de l’agent de sécurité. Comme cette personne était habillée en civil et n’était pas un officier de police, j’ai averti l’agent. Mais les deux officiers de sécurité de G4S m’ont assuré que cette personne était un employé du Service public de Wallonie et qu’il avait le droit d’aller en zone sécurisée (‘airside’) sans être fouillé. Ces deux agents m’ont expliqué ne pas être satisfaits de cette procédure" voilà le témoignage plutôt édifiant du pilote qui a lancé l'alerte en 2016. Ce témoignage figure dans le rapport que s'est procuré La Libre et qui a été adressé à tout le personnel de Ryanair.

Inscrit dans leur contrat

Certaines personnes auraient donc le privilège de ne pas devoir passer par le contrôle de sécurité à l'aéroport de Charleroi ou ne sont pas fouillées de manière adéquate. Mais qui est-ce que ça concerne vraiment? On parle de 20 à 30 fonctionnaires wallons selon les informations données par l'aéroport de Charleroi au journal. Les autorités belges justifient ce privilège en expliquant qu'il est inscrit dans le contrat des fonctionnaires wallons qui s'occupe de la sécurité à l’aéroport. Il remonte en fait à quelques années, lors des négociations de la privatisation des missions de sécurité à l'aéroport.

À Charleroi mais pas à Bruxelles

"Cela ne se passe qu’à Charleroi. Dans les autres aéroports, comme celui de Bruxelles, par exemple, les policiers peuvent passer avec leurs armes, mais leurs effets personnels doivent rester en dehors de la zone sécurisée. Cette situation n’est pas conforme aux normes internationales. Dans tous les aéroports du monde, 100 % des personnes qui passent en zone sécurisée sont fouillées" explique un autre pilote à La Libre.

Ce privilège pose vraiment question. Tu te dis sans doute, que ces fonctionnaires ne représentent pas de danger et ne vont pas aller poser une bombe dans un avion mais comme le souligne un pilote, un terroriste pourrait prendre en otage un de leur enfant et les forcer à aller placer une bombe dans un avion...

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