Il l'a fait! Donald Trump abandonne le monde et l'accord de Paris sur le climat

Remis en cause depuis le sommet du G7, l'accord de Paris sur le climat a finalement été rejeté par Donald Trump. C'est ce que le président américain a déclaré lors d'une conférence de presse attendue à la Maison Blanche. L'homme le plus puissant du monde veut maintenant renégocier un autre accord, "plus favorable aux Américains".

Fera, fera pas? Tout le monde espérait secrètement que Donald Trump puisse changer d'avis. Sa propre fille et plusieurs grands patrons américains lui avaient même suggéré de revoir ses intentions, quitte à rabaisser les objectifs fixés à Paris. Pour rappel, les Etats-Unis s'étaient engagés à diminuer de 26 à 28% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025, par rapport à 2005.

Inde et Chine "favorisés"

Et puis la décision est tombée, ébruitée quelques minutes avant le début de la conférence de presse: les Etats-Unis se retirent de l'accord de Paris.

Après cette annonce brutale, Donald Trump a avancé un tas de raisons pour expliquer cette décision. Premièrement, l'accord de Paris "ne servait qu'à affaiblir les Etats-Unis" au détriment de pays étrangers. Il reproche à l'accord d'être "injuste" pour les Etats-Unis et permissif pour les autres pays. Trump vise ici clairement la Chine et l'Inde: "La Chine a la possibilité de construire des centaines de nouvelles centrales au charbon, contrairement à nous, déplore le président. L’Inde peut doubler sa production de charbon alors que nous devons arrêter toute production." Au final, cet accord aurait créer "un avantage financier" au détriment de son pays.

Car le nerf de la guerre est bien là. Donald Trump ne veut pas se passer "des immenses richesses" des Etats-Unis - il faut comprendre ici les ressources en charbon et en gaz de schiste - et il ne veut pas perdre pied face aux deux géants asiatiques.

Enfin plus que tout: le président doit aussi préserver les emplois des Américains. "J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris", a-t-il lâché. Trump sait à qui il doit son élection. Son but est clairement de défendre les travailleurs américains et les grandes industries du pays. Tout cela pour préserver l'emploi, qui est d'ailleurs "en hausse depuis son élection". Trump a été très clair sur ses intentions: "Tous les jours, je lutte pour protéger les américains", a-t-il martelé.

Renégociations

Donald Trump a ensuite laissé la porte très légèrement entrouverte, habilement. Il dit vouloir renégocier un meilleur accord. Tout en partant sur des bases plus favorables à son pays.

Les Etats-Unis "commenceront des négociations pour rentrer dans l’accord de Paris ou dans un nouveau type de convention dans la mesure où les conditions sont justes. Si c’est le cas, je m’en féliciterai, si ce n’est pas le cas, tant pis", a-t-il conclut. Mais d'abord, place à "l'America first" ! World second.