Et maintenant, même Mark Zuckerberg trouve que le revenu universel est une "idée à explorer"

"Nous devrions explorer des idées comme le revenu de base universel pour donner à chacun la possibilité d'essayer de nouvelles choses", a déclaré Mark Zuckerberg. Le CEO de Facebook, l'un des hommes les plus riches de la planète, a défendu cette idée lors de son discours à la remise des diplômes de Harvard.

"Chaque génération élargit sa définition de l'égalité. Il est maintenant temps pour notre génération de définir un nouveau contrat social", a déclaré Zuckerberg lors de son discours donné ce jeudi à l'Université de Harvard pour la remise des diplômes.

Après avoir plaisanté sur le fait qu'il recevait un diplôme sans avoir terminé son cursus universitaire, le CEO de Facebook a défendu l'idée d'une société plus égalitaire. "Nous devrions avoir une société qui mesure les progrès, non pas avec des mesures économiques comme le PIB mais en montrant combien d'entre nous jouent un rôle que nous trouvons significatif."

Et pour l'homme qui est à la tête d'une entreprise qui joue avec la vie privée de presque un quart de la planète, cette égalité passe par le revenu de base universel. "Nous devrions explorer des idées comme un revenu de base universel pour donner à chacun la possibilité d'essayer de nouvelles choses", a-t-il déclaré.

Une idée défendue par la Silicon Valley

Zuckerberg n'est évidemment pas novateur sur la question du revenu universel. De nombreux autres personnalités influentes du monde de la tech se sont déjà montrées en faveur de cette allocation. Cette idée est très à la mode chez les gourous de la Silicon Valley.

Elon Musk, CEO de Tesla, déclarait ainsi en février que le revenu universel allait "être nécessaire" pour lutter contre le chômage, chômage causé par l'automatisation des tâches et la croissance de la robotisation. Sam Altman, à la tête de l'entreprise Y Combinator, a démarré en 2016 une phase de test durant laquelle une poignée d'Américains devaient recevoir chaque jour un millier de dollars.

Jathan Sadowski, journaliste au Guardian, soulignait en 2016 l'ironie de cette situation. Les gourous de la tech créent les multiples robots qui vont se substituer à nos labeurs et, sans doute, voler le travail d'une bonne partie de la planète, expliquait-il. Mais d'un autre côté, ces chefs d'entreprises plaident pour le revenu universel. Est-ce pour se donner bonne conscience? Ou est-ce la solution qu'ils ont trouvé pour continuer à produire des robots sans faire de mal à l'humanité?

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