Donald est de plus en plus dans la mouise. "Un conseiller proche de Trump" dans le collimateur pour ses liens avec la Russie

L'ancien directeur du FBI, James Comey a promis qu'il témoignerait devant le Sénat suite à son licenciement par Trump. Mais ce n'est la seule mauvaise nouvelle pour Donald: un "senior advisor close to Trump" dans la Maison Blanche jouit maintenant d'un "intérêt spécial" des enquêteurs à la recherche de liens entre l'équipe de Trump et la Russie. Ce serait soit son ministre de la Justice Jess Sessions, ou le ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson. Ou même Jared Kushner, le beau-fils de Trump. De ce dernier, on sait qu'il a essayé de cacher des liens qu'il aurait eu avec la Russie. Tous les liens mènent de nouveau à Vladimir Poutine. Et à un avocat qui travaille pour Poutine... et pour Donald. 

Hier soir, on a appris que dans une conversation avec le ministre russe Lavrov, Trump avait dit de Comey que c'était un "fou". "I just fired the head of the FBI. He was crazy, a real nut job", aurait déclaré Trump lors d'un entretien avec Lavrov qui a fuité.

"J'étais sous une pression énorme à cause de la Russie. Et maintenant c'est fini", a aussi dit Trump à Lavrov. Trump aurait aussi menti à Lavrov en disant: "Il n'y a pas d'enquête sur moi". Cette conversation entre Trump et Lavrov a eu lieu le 10 mai, juste un jour après que Washington ait vu ses fondations trember suite à la démission de Comey.

Au départ, la Maison Blanche a déclaré qu'il n'y avait aucun lien entre le licenciement et l'enquête du FBI sur les liens possibles entre l'équipe de campagne de Trump et la Russie. Dans une interview télévisée la même semaine, le président a déclaré qu'il pensait à la Russie en renvoyant le directeur du FBI. Une vague d'indignation et la pression politique ont conduit à la nomination d'un procureur spécial, Bob Mueller.

Le rapport de la rencontre a été établi sur base de notes lors du meeting et par deux sources de la Maison Blanche, selon le New York Times.

Qui des trois?

Et puis il y a ceci: un "senior advisor close to Trump" dans la Maison Blanche est dans le collimateur des enquêteurs de Bob Mueller. Il semble donc que l'enquête sur l'ingérence des Russes atteint vraiment la plus haute sphère politique à Washington.

Les deuxsources à la Maison Blanche ne veulent pas dire qui est le fameux conseiller, mais ce serait quelqu'un de l'entourage de Trump. Il y aurait trois "candidats": Jared Kushner, son gendre, le Procureur général Jeff Sessions et le Secrétaire d'État Rex Tillerson. D'autres sources ont plus tard confirmé que Jared Kushner est la "person of interest" de l'enquête.

Kushner est connu pour ne pas avoir dit la vérité au FBI au sujet des relations avec la Russie. Il a refusé de remplir les contacts pour le questionnaire for national security positions. Mais Jushner a réellement eu des rencontres suspectes. Il a parlé fin novembre avec Kislyak, l'ambassadeur russe, que le conseiller à la sécurité de Flynn avait déjà rapporté dans l'affaire. Mais Kushner a également rencontré Sergey N. Gorkov, le directeur de la Vnesheconombank, une banque qui a été ouverte suite aux sanctions imposées par l'Occident après l'invasion russe de la Crimée. Selon un journaliste du New Yorker Mag, quatre sources ont maintenant parlé et confirmé que Jared Kushner était le conseiller sur qui l'enquête se tourne dans l'affaire de l'ingérence russe.

Gorkov et Kasowitz: une autre trace russe de Trump vers Poutine

Gorkov est issu du FSB, le successeur du KGB, et il a été mis à la tête de la banque par son ami Vladimir Poutine. Le Premier ministre russe, Dimitri Medvedev est aussi dans le conseil d'administration de la banque. Buryakov, arrêté pour espionnage, travaillait dans cette banque aux États-Unis. Il avait été attrapé en essaynt de recruter un agent du FBI pour espionner pour le compte de la Russie.

Il existe encore un lien entre Gorkov et Trump: Marc E Kasowitz, un avocat qui travaille pour Trump depuis plus de 15 ans et qui défend maintenant les intérêts de la Sberbank OJSC de la Russie dans une affaire. La Sberbank est une autre banque d'État russe où Gorkov siège en tant que payroll, qui a été mise en cause aux États-Unis pour son rôle dans une affaire de monopole pour un de ses clients dans le secteur minier. "Elle a aidé une compagnie minière de granit et a tué son principal concurrent sur le marché russe, en conspirant avec des cadres de la compagnie de granit - notamment l'ancien ministre russe de lÉconomie et du commerce", peut-on lire dans l'acte d'accusation. Cet ancien ministre est en effet Oskarovitch Herman Gref et qui aujourd'hui, comme par hasard, est toujours un grand ami de Poutine.

Kasowitz, l'avocat qui représente maintenant la Sberbank russe (et donc l'État russe) travaille donc pour Trump depuis 2001. Il a aidé la Trump Organization dans action en justice liée aux casinos de Trump à Atlantic City. Mais Trump a aussi sollicité Kasowitz pour d'autres affaires comme pour poursuivre des auteurs de livre et aussi deux fois le New York Times après que le journal ait publié la déclaration de revenus de Trump et la seconde fois pour une histoire liée aux femmes.

Oh, et comme par hasard aussi, un des partenaires de Kasowitz a été nommé ambassadeur à Israël.

Comey va parler

Et puis, dans tout ça, il y a le fait que l'ancien directeur du FBI, James Comey a promis qu'il témoignerait devant le Sénat suite à son licenciement. Trump a limogé Comey la semaine dernière, et depuis lors, celui-ci ne s'est pas exprimé.

Selon les membres de la commission du sénat, la réunion aura lieu le 29 mai prochain. Le président républicain de la commission, Richard Burr, a déclaré qu'il espérait que toutes les questions trouveront réponses suite au licenciement de Comey.

Trump a décollé hier pour le Moyen-Orient, il effectue son premier voyage à l'étranger qui durera 9 jours. Il est en route pour l'Arabie Saoudite, puis ira à Israël, au Vativan, en Sicile (pour le G7) et viendra ensuite en Belgique pour rencontrer d'autres représentants des pays de l'OTAN à Bruxelles (24 mai)

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