Pas rassurant du tout: pour la Corée du Nord, son missile était capable de lancer une "ogive nucléaire lourde à longue portée"

La Corée du Nord confirme son nouveau tir de missile de ce week-end. C'est le deuxième en à peine deux semaines. Mais ce qui est effrayant, c'est que le régime de Kim Jong-Un affirme qu'il s'agit cette fois d'un missile balistique capable de lancer une ogive nucléaire lourde à longue portée.

"Le test de tir avait pour but de vérifier les spécifications tactiques et technologiques du missile balistique nouvellement développé qui est capable de porter une ogive nucléaire lourde à longue portée". Voilà comment la Corée du Nord décrit son nouveau tir de missile de samedi, via l'agence de presse gouvernementale KCNA, tout en se félicitant de sa réussite.

C'est la deuxième fois en à peine deux semaines que le régime de Kim Jong-Un fait joujou avec les missiles. Ce dernier a été lancé samedi à 21h30 (heure belge) depuis la base de Kusong, au nord-ouest de la capitale, Pyongyang. Le missile a parcouru 787 kilomètres en 30 minutes, avant d'aller se noyer dans la mer du Japon, à moins de 100 kilomètres de la Russie. Toutes les opérations ont bien sûr été supervisées de très près par Kim Jong-Un.

La Corée du Sud avait déjà évoqué qu'il s'agissait sûrement d'un missile balistique, et son voisin du Nord vient de le confirmer. Même s'il n'a atteint aucune cible, ce n'est pas rassurant du tout.

"Dans la ligne de mire"

L'agence KCNA rapporte également que le missile balistique a été lancé très haut, afin de ne pas affecter la sécurité des pays voisins. Il aurait ainsi atteint une altitude de 2.111 kilomètres. Par contre, le continent américain était clairement visé. "Les États-Unis ne devraient pas négliger le fait qu'ils sont dans la ligne de mire de la Corée du Nord", a encore averti KCNA.

De son côté, le commandement Pacifique des États-Unis (l’autorité suprême des corps d'armée américaine) n'y croit toujours pas. Le type de missile qui a été tiré était "non conforme à un missile balistique intercontinental", selon ses propos rapportés par Reuters. Mais Donald Trump a tout de même appelé à prendre des sanctions plus fortes vis-à-vis de la Corée du Nord. Le Japon, la Chine et la Corée du Sud ont également condamné le tir ce week-end.

Du coup, le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunira demain, à la demande des États-Unis, de la Corée du Sud et du Japon, pour en discuter. Reste à voir s'ils décideront de sanctions ou non.

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