"Moi, je suis la challenger, j'ai tout à gagner": l'étonnante réaction de Marine Le Pen à la sortie du débat présidentiel

À la sortie du débat présidentiel, Marine Le Pen a eu une réaction pour le moins étonnante. Elle pense avoir convaincu les Français et l'avoir emporté sur Emmanuel Macron. Sauf qu'elle n'a fait que multiplier les coups bas et tenté de démonter son rival. Selon un sondage, les téléspectateurs l'ont d'ailleurs jugée beaucoup moins convaincante que Macron.

Que tu l'aies regardé ou non, tu n'as franchement pas loupé grand-chose. Le traditionnel débat de l'entre-deux-tours, diffusé par TF1 et France 2, était tout simplement atroce, un vrai supplice. Les deux candidats à la présidentielle française se sont affrontés comme sur un ring de boxe, avec des journalistes totalement absents du combat.

La candidate du Front National a ouvert le bal, en annonçant d'emblée la couleur: "Monsieur Macron est le candidat de la mondialisation sauvage, de la guerre de tous contre tous (...) Tout cela piloté par Monsieur Hollande qui est à la manœuvre de la manière la plus claire qui soit". À quoi son rival d'En Marche! a répondu: "En quelques mots vous avez démontré que vous n’êtes pas la candidate de l’esprit de finesse ou du débat démocratique (...) Ce que vous portez en vous, c’est l’esprit de défaite (...) Moi, je porte l’esprit de conquête français".

Sur tous les sujets qui ont suivi (travail, pensions, Europe, immigration, terrorisme, etc.), les candidats ont été incapables de développer clairement leur programme politique, préférant multiplier les punchlines. Et c'est la candidate de l'extrême droite qui a été la plus virulente. Macron a d'ailleurs qualifié de "bêtises" et de "mensonges" la plupart des attaques de Le Pen, qui s'était clairement donné pour stratégie de faire craquer son rival.

"La tendance était plutôt positive pour moi, j'espère que ça va l'accélérer"

À la sortie du plateau, lorsqu'un journaliste de BFM TV l'a interrogée sur sa réaction post débat (que tu peux visionner dans le tweet ci-contre), Marine en a ajouté une couche en plus. Elle s'est d'abord plainte: "Monsieur Macron a été assez agressif, il a fait des attaques personnelles. C'est en même temps la marque de quelqu'un qui a du mal à répondre sur le fond". Comme si, elle, avait été en mesure de répondre aux questions et de présenter clairement son programme politique.

Même si elle avait bien préparé ses petites fiches pour donner de la substance à ses accusations, elle s'est perçue comme la victime du débat, tout en se félicitant de ne pas s'être laissée démonter: "Mais moi, j'ai l'habitude à la différence de lui. J'ai l'habitude d'être maltraitée, d'être insultée, d'être attaquée à titre personnel, ça ne m'a pas vraiment déstabilisé, vous l'aurez compris". Du coup, elle pense que désormais "les Français comprennent mieux qui se cache derrière Emmanuel Macron, car personne ne sait d'où il vient, même le Pape ne sait pas d'où il vient." Eh oui, ça vole très bas.

Macron = le plus convaincant et toujours le favori

Mais est-ce que ce débat pourrait inverser la tendance, qui place pour l'instant Macron en favori? Marine avoue ne pas savoir, mais elle reconnaît que "de toute façon, la tendance était plutôt positive pour moi et négative pour lui, j'espère que ça va l'accélérer." Ah bon. Et puis, quand le journaliste de BFM TV lui a finalement demandé s'il n'y avait pas eu plus de poids à perdre qu'à gagner dans ce débat, elle a répondu: "Je ne crois pas non, moi je suis la challenger, j'ai tout à gagner, c'est lui qui a tout à perdre".

Sauf que, selon un sondage Elabe réalisé pour BFM TV juste après le débat, Emmanuel Macron a été jugé le plus convaincant par 63 % des Français, contre 34 % pour Marine Le Pen. De plus, le dernier sondage Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions et Radio France place toujours Macron en tête des intentions de vote pour le second tour: entre 63 % et 57 %, contre 37 à 43 % des voix pour Le Pen.

Alors, un peu trop confiante pour dimanche, Marine?

Les gens étaient aussi unanimes sur Twitter: ce débat était horrible

Marine Le Pen n'a fait qu'attaquer, Emmanuel Macron contre-attaquer

De grosses punchlines

Heureusement qu'il y avait une table de 2,5 mètres entre les deux candidats...

Même les deux journalistes qui animaient le débat (Nathalie Saint-Cricq et Christophe Jakubyszyn) n'ont pas réussi à en placer une

Ils étaient totalement absents

Un gros fail ce débat

Conclusion:

Déjà lu?