Et maintenant, Delta Air Lines s'y met: la compagnie a dégagé un passager, juste parce qu'il est allé aux toilettes

N'as-tu jamais eu un besoin pressant d'uriner sans pouvoir te retenir? En tout cas, ce passager d'un vol Delta Air Lines d'Atlanta vers Milwaukee (dans le Wisconsin) se souviendra toute sa vie de son pipi dans l'avion. À sa sortie, le personnel de bord l'a expulsé et obligé à prendre un autre vol, tout simplement parce que ce n'était pas le "bon moment" pour aller aux toilettes.

Mais que se passe-t-il en ce moment du côté des compagnies aériennes américaines? En quelques semaines, United Airlines a interdit à trois femmes de monter à bord (fin mars), sous prétexte qu'elles portaient des leggings, puis a expulsé violemment un homme d'un autre vol surbooké (mi-avril). Ensuite, c'est American Airlines qui s'y est mise la semaine dernière, avec un steward qui a frappé une femme et son bébé avec une poussette. Et maintenant, c'est Delta Airlines qui crée la polémique.

Que s'est-il passé? Il y a quelques jours, Kima Hamilton est monté à bord d'un avion de Delta Air Lines pour voyager d'Atlanta à Milwaukee, dans l'État du Wisconsin. Le petit souci, c'est qu'une fois installé sur son siège, il a eu une envie pressante d'aller aux toilettes, a-t-il raconté au journal local, le Milwaukee Journal Sentinel. Comme l'avion était immobilisé sur le tarmac depuis environ trente minutes et qu'il était en troisième position dans la file d'attente pour décoller, il pensait avoir le temps de faire pipi.

Deux heures d'attente, évacuation complète de l'avion

Grosse erreur. À sa sortie des toilettes, un agent de la sécurité l'attendait pour le forcer à débarquer. Kima a alors réclamé une explication, et un second agent a été envoyé pour lui parler. Tous deux lui ont tenu le même discours: si les passagers ne sont pas tous assis, l'avion perd sa place dans la file d'attente.

Comme il ne voulait pas obtempérer (et on le comprend), tous les passagers ont finalement dû évacuer l'avion. Ils sont ensuite remontés à bord, sans Kima. "Au final, nous avons perdu deux heures à cause d'une visite de 30 secondes aux toilettes", a raconté énervé un autre passager.

Et à son retour dans l'aéroport d'Atlanta, qui était là pour l'accueillir? Des agents du FBI. Ils prévoyaient même de l'arrêter et de le conduire au poste, mais se sont finalement ravisés après avoir entendu sa version des faits et s'être entretenu avec les autres passagers.

Billet trois fois plus cher

Kima a donc pu prendre un autre vol quelques heures plus tard, mais a dû débourser trois fois plus que son billet initial. Il envisage une action en justice contre la compagnie aérienne.

De son côté, Delta Air Lines assure avoir remboursé de moitié le prix de son premier billet, en dédommagement. La compagnie s'est également défendue, par voie de communiqué, en écrivant qu'il est "impératif que les passagers respectent les consignes du personnel à toutes les étapes du vol, particulièrement lors des moments critiques de décollage et d'atterrissage". Mais bon, il y a moyen d'être un peu plus doux dans la méthode, non?

Dans cette vidéo, tu vois le premier agent de sécurité qui demande à Kima "de discuter dehors"

 

Un second agent a ensuite été envoyé pour le faire sortir de l'avion

 

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